Le spectre d’une année blanche s’éloigne-t-il enfin des côtes gabonaises ? Ce dimanche 11 janvier, dans une atmosphère empreinte de gravité mais résolument tournée vers le dialogue, la ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a donné le coup d’envoi des travaux de la Commission Tripartite. Une main tendue vers les syndicats pour tenter d’éteindre l’incendie qui couve dans le secteur éducatif.
Une tripartite pour déminer la crise:

Face à la ministre, le front social était au complet : partenaires sociaux, membres du collectif SOS Éducation et représentants des enseignants. L’enjeu est de taille : répondre point par point au cahier de charges qui paralyse les établissements scolaires du pays.Après des semaines de tension et de débrayages, l’objectif affiché est sans ambiguïté : aboutir à des « solutions concrètes » et pérennes. Pour ne pas s’enliser dans des discussions stériles, le gouvernement a opté pour une approche segmentée, répartissant les griefs en trois piliers stratégiques.
La méthode Ntoutoume Leclercq : trois commissions pour un accord
Pour structurer ce dialogue de la dernière chance, l’exécutif a misé sur une ingénierie de négociation précise. Trois commissions thématiques ont été installées pour traiter l’urgence : -Situations administratives et financières : Le nerf de la guerre. Il s’agit ici de régler les rappels de solde, les avancements et les régularisations de carrière qui empoisonnent le quotidien des enseignants. -Aspects juridiques et réglementaires : Une révision des textes pour offrir un cadre légal plus protecteur et mieux adapté aux réalités du corps enseignant. – Cadre de travail et conditions de vie : De la réfection des salles de classe à l’accès au logement, ce volet vise à restaurer la dignité de la fonction enseignante sur le terrain.« Nous ne sommes plus au stade des promesses, mais à celui de l’harmonisation technique », glisse une source proche du ministère.
Le Budget et la Fonction Publique en renfort
Preuve que le dossier est pris très au sérieux au sommet de l’État, la séance d’harmonisation prévue ce lundi ne se fera pas en vase clos. Les représentants des commissions devront accorder leurs violons avec les techniciens du Budget et de la Fonction Publique. Une étape cruciale pour s’assurer que les accords trouvés seront immédiatement applicables et financièrement soutenables.La véritable épreuve de force débutera le mardi 13 janvier 2026. C’est sous l’égide du Vice-Président du Gouvernement que les travaux seront officiellement lancés. Pour Camélia Ntoutoume Leclercq, le défi est immense : transformer cette accalmie de façade en une paix sociale durable pour la jeunesse gabonaise.


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