L’incident aurait pu virer au drame environnemental et humain en plein cœur de la capitale économique. Ce mardi 24 février, aux environs de 14 heures, un liquide visqueux et noirâtre aurait surgi du sol dans le quartier Côte d’Azur, non pas sur un site de forage isolé, mais dans la cour d’habitations familiales. Alertés, les sapeurs-pompiers auraient rapidement diagnostiqué la rupture d’un pipeline d’hydrocarbures enfoui sous cette zone résidentielle.
Si TotalEnergies EP Gabon, présumé propriétaire de l’infrastructure, aurait pris en charge l’évacuation des riverains et annoncé des réparations urgentes, l’événement jetterait une lumière crue sur la cohabitation périlleuse entre infrastructures pétrolières vieillissantes et zones urbaines denses.Cette fuite spectaculaire soulèverait des questions fondamentales sur la rigueur de la surveillance étatique. Comment une conduite active traversant des quartiers habités pourrait-elle céder sans que des signes précurseurs n’aient été détectés par les autorités de régulation ? L’État, censé imposer des audits d’intégrité et des périmètres de sécurité stricts, semblerait ici avoir péché par excès de confiance ou par défaut de contrôle. Pour les observateurs de la place de Port-Gentil, l’absence d’inspections régulières et de sanctions effectives contre les manquements techniques constituerait le véritable « nœud du problème », laissant les citoyens exposés aux risques d’un sous-sol transformé en bombe à retardement.Désormais élu et investi à la tête de la République, le président Brice Clotaire Oligui Nguema se retrouverait face à une responsabilité de gouvernance de premier ordre.
Ce débordement de brut dans les cours intérieures de Côte d’Azur ne serait pas seulement un incident technique, mais le symbole d’une continuité administrative que beaucoup espéraient révolue. Alors que le pouvoir en place prône la restauration des institutions, l’opinion publique attendrait désormais des actes forts : une remise à plat des normes de sécurité pétrolière et une fin de l’impunité pour les opérateurs dont les infrastructures menaceraient la sécurité des populations.


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