Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu ce lundi 12 janvier les patrons de l’UFIGA. Au menu : compétitivité, transformation locale et levée des goulots d’étranglement pour le deuxième employeur du pays.Dans la stratégie de diversification accélérée portée par Libreville, l’« or vert » occupe une place de choix. Ce lundi 12 janvier 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a ouvert les portes de son cabinet aux membres de l’Union des Forestiers et Industriels du bois du Gabon (UFIGA).
Une audience de haut niveau, tenue en présence du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Allogho Ntossui, signe de l’importance capitale du dossier.L’UFIGA, qui regroupe les poids lourds de la filière, est venue avec un agenda précis. Si le contexte politique actuel est jugé favorable à l’industrialisation, les opérateurs font face à des défis persistants : logistique ferroviaire, fiscalité sectorielle et coûts de l’énergie.La rencontre a permis de dresser un état des lieux sans concession d’un secteur qui, bien que leader mondial dans la production de contreplaqué d’okoumé, doit encore optimiser sa chaîne de valeur. Les industriels ont soumis une série de propositions visant à fluidifier les exportations et à renforcer la professionnalisation de la main-d’Å“uvre locale.
Le dialogue comme méthode de gouvernance:
Fidèle à la ligne de rigueur et d’efficacité prônée par le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, le Vice-Président du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’un partenariat public-privé (PPP) dynamique. Hermann Immongault a souligné que la transformation locale — passage obligé pour la création de valeur ajoutée — ne peut se faire sans un accompagnement de l’État et une écoute attentive des réalités du terrain.« Le bois est un pilier stratégique. Chaque réforme doit être le fruit d’un dialogue constructif pour garantir la pérennité de nos forêts et la rentabilité de nos industries », a-t-on souligné lors des échanges.Cap sur la transformation 2026Cette audience intervient alors que le gouvernement multiplie les signaux en faveur d’une économie plus résiliente.
En plaçant le conflit homme-faune et la gestion climatique au cÅ“ur des attributions du ministère des Eaux et Forêts, Libreville tente de concilier exploitation industrielle et impératifs environnementaux.Pour les opérateurs de l’UFIGA, cette rencontre marque le début d’une nouvelle séquence de collaboration. L’enjeu est de taille : faire du Gabon non plus seulement un exportateur de bois transformé, mais un véritable hub industriel capable de rivaliser sur le marché global, tout en répondant aux exigences du développement durable.


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