Sous le soleil de ce lundi 5 janvier, le palais de l’avenue de l’Indépendance a vibré au son de l’hymne national. Pour la première levée des couleurs de l’année 2026, le chef de l’État gabonais a réuni le ban et l’arrière-ban des institutions. Décryptage d’une cérémonie qui se veut le reflet d’une autorité restaurée.Le cérémonial est immuable, mais le message, lui, se veut résolument tourné vers l’avenir. Ce matin, sur l’esplanade du Palais Rénovation, Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé la traditionnelle cérémonie des « Grandes Couleurs ».

Un rendez-vous qui, au-delà de la symbolique patriotique, fait office de rentrée politique pour le sommet de l’État.Un front institutionnel uniFace au drapeau tricolore — vert, jaune, bleu — le chef de l’État n’était pas seul. La présence des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, aux côtés de ceux du Conseil économique, social et environnemental (CESEC), souligne une volonté d’afficher une cohésion totale entre les différents pouvoirs.Pour les observateurs de la vie politique librevilloise, ce rassemblement n’a rien d’anecdotique. En conviant les membres du gouvernement ainsi que les hauts commandants des forces de défense et de sécurité (FDS), Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme son rôle de chef d’orchestre d’un Gabon qui cherche à consolider ses fondations.Depuis son arrivée au pouvoir, l’ancien patron de la Garde Républicaine a fait de la discipline et du respect des symboles de l’État son cheval de bataille.
Cette levée des couleurs 2026-2027 s’inscrit dans cette volonté de « réarmement moral » de l’administration publique.« C’est un moment de communion qui rappelle à chaque serviteur de l’État, du sommet de la hiérarchie jusqu’au personnel de la Présidence, l’exigence de probité et de dévouement à la patrie », confie une source proche du Palais.Si l’heure était à la solennité, les enjeux qui attendent l’exécutif pour cette nouvelle année sont de taille. Entre la relance des grands chantiers d’infrastructures et les attentes sociales toujours pressantes, le président gabonais sait qu’il joue sa partition sur le terrain de l’efficacité.En ouvrant ainsi le calendrier républicain, Brice Clotaire Oligui Nguema marque son territoire : celui d’un dirigeant qui entend imprimer son tempo à la marche du pays, sous le regard attentif d’une sous-région qui observe de près le modèle gabonais.


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