Dans les couloirs feutrés du Palais de la Rénovation, une décision stratégique vient de marquer un tournant pour le sport gabonais. Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 29 janvier 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, l’exécutif a acté la naissance opérationnelle de la Gabonaise des Jeux. Avec la nomination de Roméo Fabrice Nguema Ondo au poste de Directeur Général, Libreville se dote d’un bras armé financier «calqué» sur le succès de la LONACI en Côte d’Ivoire, destiné à insuffler une nouvelle dynamique au football national.
L’ambition est claire : sortir le financement des Panthères et des championnats nationaux de la dépendance exclusive du Trésor public. En structurant une industrie des jeux de hasard et de paris, le gouvernement gabonais espère générer des ressources pérennes et autonomes. Ce modèle, qui a fait ses preuves sur les bords de la lagune Ébrié, vise à transformer l’engouement populaire pour le football en un levier de développement économique, capable de soutenir aussi bien la formation que les infrastructures sportives de pointe.Cette restructuration intervient à un moment où la quête de performance et de transparence devient le mot d’ordre à Libreville. En plaçant un nouveau management à la tête de cette institution naissante, le Chef de l’État exige une gestion rigoureuse pour garantir que les bénéfices soient effectivement réinjectés dans l’écosystème sportif.
Cette stratégie de « financement endogène » fait écho aux réussites des grands capitaines d’industrie du continent, à l’instar de Mamadou Bonkoungou, récemment honoré pour son impact sur le paysage économique africain.Reste désormais à savoir si la Gabonaise des Jeux parviendra à égaler son modèle ivoirien en termes de rentabilité et de soutien social. Pour les acteurs du football gabonais, cette nomination est perçue comme un signal fort de professionnalisation. Si le pari est réussi, Libreville pourrait bien avoir trouvé la formule magique pour assurer la stabilité financière de son sport roi, tout en offrant aux parieurs nationaux un cadre régulé et souverain.


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