À quelques encablures de Libreville, le site du Cap Estérias sort enfin de sa torpeur pour devenir le symbole d’une ambition éducative renouvelée. Longtemps resté au stade de promesse, le chantier de l’Université des Sciences de l’Éducation (USE) connaît un coup d’accélérateur décisif sous l’impulsion directe de Brice Clotaire Oligui Nguema. Sur ce domaine de 10 hectares, les grues et les équipes de chantier s’activent désormais à un rythme soutenu pour transformer ce projet structurant en une réalité tangible, marquant la volonté de Libreville de rattraper son retard en matière d’infrastructures académiques de pointe.
Le visage du futur campus se dessine avec une précision chirurgicale. La première phase des travaux, affichant un taux d’exécution de 83 %, est déjà entrée dans la phase cruciale des finitions. Avec une capacité d’accueil prévue de 3 000 étudiants, deux bâtiments pédagogiques, un amphithéâtre et même un hôtel d’application, l’USE ne se contente pas d’aligner des briques ; elle propose un écosystème complet. En y intégrant des logements de fonction et des auditoires modernes, les autorités gabonaises parient sur un cadre de vie optimal pour attirer et retenir les meilleurs cadres de l’enseignement.Mais l’ambition ne s’arrête pas là.
La seconde phase, déjà réalisée à plus de la moitié (53 %), prévoit l’ajout de trois blocs pédagogiques supplémentaires, portant la capacité totale à 5 000 places. Ce déploiement logistique, rigoureusement conforme au chronogramme initial, souligne un changement de méthode dans la gestion des grands travaux nationaux : l’efficacité prime désormais sur l’attentisme. En dotant le pays d’un tel outil, le Gabon affiche son intention de former localement les experts de demain, faisant du Cap Estérias le nouveau poumon intellectuel de la sous-région.


Commentaires