Dans le tumulte d’une industrie musicale souvent prompte aux rivalités d’ego, le lead vocal de Magic System vient de poser un acte de sagesse qui fera date. Lors d’un entretien accordé à l’émission La Télé d’Ici, A’Salfo a troqué son costume de star internationale pour celui de mentor, livrant une réflexion profonde sur la réussite : « Tu n’as pas besoin d’éclabousser l’autre pour te positionner. Dieu a tracé le chemin de chacun. »
Pour l’ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, le succès n’est pas un gâteau que l’on se dispute, mais une trajectoire individuelle où la lumière de l’un n’éteint jamais celle du voisin.Pour illustrer ce plaidoyer en faveur de la fraternité, l’enfant d’Anoumabo s’est replongé dans ses souvenirs de jeunesse, à l’époque où le mouvement Zouglou balbutiait encore ses premières notes de gloire. Il raconte avec une émotion palpable les premiers succès de son ami Petit Yodé, premier de leur cercle à s’envoler pour la France. Loin de toute amertume ou jalousie, A’Salfo se remémore l’ardeur avec laquelle il allait réveiller son compagnon dans sa modeste demeure pour célébrer ses victoires. Une image puissante qui rappelle que dans le ghetto, la solidarité a longtemps été le premier rempart contre la précarité.Ce message de maturité résonne aujourd’hui comme un rappel à l’ordre nécessaire pour une génération connectée, souvent prisonnière de la comparaison permanente.
En prônant une « positivité contagieuse », A’Salfo souligne que la marche vers le sommet est collective : on peut avancer ensemble, même si les trophées n’arrivent pas au même rythme pour tous. En célébrant le parcours de Petit Yodé comme s’il s’agissait du sien, le leader de Magic System ne se contente pas de raconter l’histoire du Zouglou ; il définit une éthique de vie où la grandeur se mesure à la capacité de se réjouir du bonheur d’autrui.


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