Le tirage au sort des phases éliminatoires a accouché d’un tableau dantesque. Entre chocs de titans, rivalités régionales et quête de suprématie, la route vers la finale s’annonce comme un véritable champ de mines pour les favoris du continent.C’est un casting cinq étoiles qui ferait pâlir d’envie n’importe quel organisateur de tournoi international. Alors que la compétition entre dans sa phase la plus haletante, le tableau des confrontations directes vient de tomber, transformant la suite du tournoi en une succession de « finales avant la lettre ».
L’axe Ouest-Africain en ébullition:
Le premier choc mettra aux prises le Mali (A2) et le Sénégal (D1). Un « derby de la discorde » entre deux voisins dont les destins footballistiques se croisent souvent. Si les Lions de la Teranga, emmenés par leur ossature de cadres expérimentés, partent favoris, les Aigles du Mali n’ont jamais semblé aussi prêts à briser le plafond de verre.Juste en dessous, c’est un classique de la lagune et du Nil : Égypte (B1) contre Côte d’Ivoire (F1). Un duel de styles entre la rigueur tactique des Pharaons, septuples champions d’Afrique, et l’explosivité des Éléphants. Pour les Ivoiriens, l’enjeu est double : confirmer leur statut de place forte du football continental et prendre leur revanche sur une histoire souvent contrariée par le réalisme égyptien.
Le « Groupe de la Mort » version élimination directe:
Dans la seconde moitié du tableau, l’atmosphère devient électrique. Le face-à-face entre le Cameroun (F2) et le Maroc (A1) s’apparente à un choc sismique. D’un côté, les Lions Indomptables, portés par leur légendaire « hemle » (grinta) et leur capacité à se sublimer dans l’adversité. De l’autre, les Lions de l’Atlas, demi-finalistes du dernier Mondial, qui portent sur leurs épaules les espoirs de tout un royaume et l’étiquette de favoris logiques.Enfin, le duel Algérie (E1) – Nigéria (C1) promet des étincelles. C’est une opposition entre deux philosophies : le jeu de transition ultra-rapide des Super Eagles face au génie technique et à la possession des Fennecs. Pour Alger, il s’agira de prouver que les déboires des éditions précédentes sont oubliés, tandis qu’Abuja veut rappeler que le trône africain lui revient de droit.
Analyse : Un tournoi de survivants
Ce que ce tableau révèle, c’est l’absence de « petites nations » à ce stade de la compétition. Le football africain semble avoir retrouvé une certaine hiérarchie, mais une hiérarchie où tout le monde peut battre tout le monde.Au-delà du rectangle vert, ces matchs sont aussi des enjeux de prestige national pour des pays où le football est un puissant levier de « soft power ». Dans les chancelleries comme dans les cafés de Bamako, Dakar, Le Caire ou Abidjan, le compte à rebours a commencé. Une chose est sûre : le futur champion d’Afrique devra passer par un véritable chemin de croix.


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