L’euphorie du sacre sénégalais laisse place à la rigueur des instances. Le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) vient de rendre son verdict suite aux incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Si le titre continental reste fermement ancré dans les mains des Lions de la Teranga, le prix à payer pour cette gloire est lourd. Entre suspensions de cadres et amendes records, le Sénégal et le Maroc se voient infliger des sanctions exemplaires, témoignant de la volonté du président Patrice Motsepe de ne tolérer aucun dérapage lors des grands rendez-vous du football africain.
Pour le Sénégal, la facture est particulièrement salée. Pape Thiaw, l’un des techniciens clés du dispositif, écope d’une suspension de 5 matchs officiels doublée d’une amende de 100 000 dollars. Le secteur offensif ne s’en sort pas indemne non plus : Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr sont suspendus pour deux rencontres officielles. Au total, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) devra s’acquitter de 615 000 dollars d’amende, une sanction financière qui pèse lourd malgré la prime de victoire empochée à l’issue de la compétition.Le Maroc, finaliste malheureux, n’a pas été épargné par le marteau de la CAF. Le milieu Ismaël Saibari se voit infliger 3 matchs de suspension et 100 000 dollars d’amende, tandis que le capitaine Achraf Hakimi écope de 2 matchs de suspension, dont un avec sursis.
La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) se voit quant à elle réclamer la somme de 315 000 dollars. Ces sanctions ciblent directement les cadres de l’équipe, privant les Lions de l’Atlas de forces vives pour l’entame des prochaines échéances internationales.Bien que le palmarès demeure inchangé, ces décisions pourraient encore faire l’objet de rebondissements juridiques. Chacune des parties dispose en effet de la possibilité de faire appel devant les instances compétentes de la CAF. Pour les deux nations phares du football continental, l’enjeu sera désormais de négocier une réduction de ces peines pour ne pas hypothéquer leurs chances lors des éliminatoires à venir. À Libreville comme ailleurs, le message est reçu : la ferveur du terrain ne saurait justifier les écarts de conduite, sous peine de voir le succès terni par les foudres du jury disciplinaire.


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