Le vent de la souveraineté souffle avec une force nouvelle sur Libreville. Dans un contexte où le Gabon affirme de plus en plus sa volonté de transformer ses ressources naturelles — bois, manganèse, pétrole — sur son propre sol, le traitement médiatique de l’ancienne famille présidentielle par la presse hexagonale suscite une vive levée de boucliers. Pour de nombreux observateurs à l’instar de Nze Souala Hercule, expert en communication digitale et institutionnelle, le passage soudain des « Bongo-Valentin » du statut de parias à celui de « conteurs victimes » dans les colonnes parisiennes n’est pas une coïncidence, mais une manœuvre de déstabilisation. L’objectif dénoncé est clair : créer la confusion au moment précis où le Gabon décide de rompre avec le modèle extractif colonial pour privilégier l’intérêt de son peuple.L’histoire semble bégayer. À chaque fois que le Gabon prend une décision stratégique majeure pour son autonomie économique, comme la transformation locale du manganèse, les relais médiatiques français s’activent pour peindre un tableau sombre de la transition. Cette « colonisation sans fin » par l’image et l’information est de plus en plus insupportable pour une population gabonaise qui se revendique tout sauf « sans cervelle ». Le constat est amer : le décalage de développement entre les nations francophones et le dynamisme des modèles anglophones souligne l’urgence de redéfinir les partenariats stratégiques sur une base d’égalité et de lumière, plutôt que sur la dépendance.Face à ce qu’ils considèrent comme un danger pour l’édification de la 5ème République, des voix s’élèvent désormais pour réclamer des mesures radicales. Après la suspension temporaire des réseaux sociaux pour protéger l’ordre public, l’idée d’une suspension des médias français sur le territoire national gagne du terrain. Pour les partisans de cette ligne dure, ces médias ne sont plus des vecteurs d’information, mais des outils d’influence nuisibles à la construction d’une nation forte et indépendante. Le Gabon veut écrire sa propre histoire, loin des récits dictés par l’extérieur, et cette nouvelle page semble devoir s’écrire avec une fermeté assumée envers les anciens tuteurs.
Affaire Sylvia Bongo : Nze Souala Hercule dénonce le «jeu de manipulation» de la France vis-à-vis du Gabon
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