
Les arbitrages budgétaires pour l’exercice 2027 se dessinent au sein du Gouvernement gabonais. Auditionnés le samedi 25 octobre à l’Assemblée nationale, les ministres Germain Biahodjow et Mark-Alexandre Doumba ont présenté les prévisions financières de leurs départements respectifs, réunis dans la mission interministérielle « Communication ». Deux trajectoires budgétaires distinctes se dégagent.
Pour le ministère de la Communication et des Médias, l’enveloppe sollicitée atteint 21,54 milliards de FCFA, contre 17,52 milliards en 2026, soit une progression d’environ 4 milliards de FCFA. Structuré autour des programmes « Communication », « Poste » et « Pilotage et soutien », ce budget doit permettre la mise en œuvre de la politique gouvernementale dans les secteurs concernés.
Les débats ont également mis en lumière des préoccupations persistantes, notamment l’élaboration du statut particulier des communicateurs, réclamé depuis plusieurs décennies, ainsi que le remboursement des épargnants de Poste SA.À l’inverse, le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation, de l’Innovation et des Nouvelles Technologies prévoit une enveloppe de 37,21 milliards de FCFA, contre 53,71 milliards en 2026. Cette baisse de près de 16,5 milliards de FCFA intervient alors que le département affiche des ambitions en matière de connectivité nationale, de souveraineté numérique, de modernisation administrative et de création d’emplois.
Présentées dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2027, ces prévisions soulèvent ainsi un enjeu majeur : concilier les ressources disponibles avec les priorités nationales, dans un contexte où la transformation numérique constitue un levier de développement économique.Ces enveloppes restent soumises à la poursuite de la procédure parlementaire d’examen du budget.


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