
À peine nommé à la tête du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Edgard Moukoumbi bénéficie déjà d’un capital de sympathie sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes affichent leur confiance en celui qui quitte les Travaux publics à la faveur du remaniement gouvernemental du 11 octobre 2026. De quoi soulever une question : serait-il en train de devenir l’un des ministres les plus appréciés des Gabonais ?
Sa réputation de ministre de terrain semble lui coller à la peau. Sa formule devenue virale, « je bousille », continue de circuler sur les plateformes numériques. Désormais, certains internautes l’interpellent sur des sujets sensibles, notamment la question migratoire, en espérant voir son style direct et sa méthode d’action s’appliquer à ses nouvelles responsabilités.
Cette confiance affichée traduit-elle une véritable adhésion populaire ou relève-t-elle surtout de l’engouement observé sur les réseaux sociaux ? Difficile, à ce stade, de trancher. Les réactions en ligne ne suffisent pas à mesurer l’opinion de l’ensemble de la population. Elles témoignent néanmoins des attentes placées en ce nouveau responsable, appelé à succéder à Adrien Nguema Mba.
Car au-delà de sa popularité numérique, trois chantiers majeurs l’attendent.
Le premier concerne la fiabilisation de l’état civil, à travers la sécurisation des actes de naissance, la numérisation des procédures et la centralisation des données. Le deuxième porte sur la décentralisation, avec des collectivités locales en quête de moyens financiers et de compétences pour répondre aux besoins des populations.
Enfin, la gestion des questions migratoires figure parmi les dossiers sur lesquels il sera particulièrement attendu.
Entre confiance exprimée sur les réseaux sociaux et exigences du terrain, Edgard Moukoumbi devra désormais transformer les attentes en résultats concrets.
C’est aussi à l’épreuve de l’action que se mesurera l’étendue de sa popularité auprès des Gabonais.


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