
Derrière les chiffres alarmants sur la santé des élèves, le Conseil des ministres du 8 octobre 2026 met en lumière plusieurs défis sanitaires majeurs. Santé mentale, formation du personnel soignant et accès aux spécialistes dans les provinces : le gouvernement annonce des mesures, mais leur mise en œuvre sera déterminante.
La santé ne se résume pas aux soins dispensés dans les hôpitaux. Elle se mesure aussi au bien-être psychologique des enfants, à la disponibilité des professionnels et à la capacité du système sanitaire à répondre aux besoins des populations. C’est l’un des enseignements du Conseil des ministres présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema.
Les résultats d’une enquête menée depuis octobre 2024 avec l’appui de l’Unesco et de l’OMS dressent un tableau préoccupant de la situation des élèves. Selon les données présentées, 74,3 % déclarent éprouver un sentiment de solitude, 64,3 % souffrent de troubles du sommeil et 22,7 % ont sérieusement envisagé le suicide. À ces fragilités s’ajoutent l’insécurité alimentaire et les comportements à risque.
Face à ces constats, le gouvernement a décidé d’intégrer le programme d’assainissement scolaire « École ZEN » au dispositif budgétaire du Plan national de croissance et de développement 2026-2030. Reste à traduire cette orientation en actions concrètes dans les établissements.
Autre priorité : renforcer les ressources humaines. Dès 2026-2027, trois écoles provinciales, à Mouila, Makokou et Oyem, doivent accueillir une formation d’aides-soignants. Au total, 75 apprenants sont attendus pour un cursus de deux ans.
La santé mentale fait également l’objet d’un plan d’urgence de six mois, estimé à 1,605 milliard de FCFA, pour un Centre national de santé mentale de 87 lits annoncé comme saturé. La construction d’un hôpital psychiatrique à Port-Gentil et de centres provinciaux est aussi envisagée.
Enfin, les spécialistes du secteur public devront effectuer des missions régulières à l’intérieur du pays.
L’enjeu dépasse désormais les annonces : il s’agit de faire de la santé mentale une priorité, de rapprocher les soins des populations et de garantir que les décisions prises deviennent une réalité pour les patients.


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