
Le Conseil national de la jeunesse gabonaise (CNJG) s’apprête à tourner une nouvelle page. Réuni le 6 octobre à Libreville autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’exécutif a examiné l’état d’avancement du processus de normalisation et les prochaines étapes devant conduire à la relance de cette structure de représentation de la jeunesse.Présenté par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Paul Ulrich Kessany, le projet prévoit une refonte des textes qui régissent le CNJG, ainsi que la mise en place des moyens nécessaires à son fonctionnement.
Le coût prévisionnel de l’opération est évalué à 149,3 millions de FCFA.La réforme entend notamment renforcer la représentativité de l’instance à travers une évolution des modalités de scrutin et de sa composition. Elle prévoit également la création de démembrements aux niveaux provincial et départemental, ainsi qu’une représentation de la diaspora.
Au-delà de sa restructuration administrative, le futur CNJG devrait être appelé à jouer un rôle plus important dans la conception et le suivi des politiques publiques en faveur des jeunes, notamment dans le cadre du Plan national de développement communautaire (PNCD) 2026-2030.Une question demeure toutefois à trancher : le statut juridique de la future organisation.
Entre les recommandations de l’Union panafricaine de la jeunesse, favorables à une forme associative, et celles issues du Dialogue national qui préconisent une institutionnalisation, le gouvernement entend procéder à une analyse juridique approfondie.
La normalisation, conduite par un Comité dédié, doit se poursuivre avec l’implication des ministères de la Réforme, de l’Intérieur et des Finances. L’objectif affiché est de parvenir à la mise en place du nouveau CNJG d’ici fin novembre 2026.


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