
Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, entend engager une profonde modernisation des médias publics gabonais. En visite à Port-Gentil le 20 septembre 2026, il a pu constater les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du secteur, malgré leur mobilisation au quotidien.
La tournée ministérielle l’a conduit à la Direction régionale de la Communication, à la Poste SA, ainsi qu’à Radio Mandji, à l’Agence gabonaise de presse (AGP) et à Télé-Diffusion du Gabon. Plusieurs préoccupations ont été relevées, notamment le sous-effectif, le recours important à la main-d’œuvre non permanente et le vieillissement des effectifs, dont une partie approche de l’âge de la retraite.
Face à cette situation, Germain Biahodjow annonce un plan de modernisation destiné à renforcer les capacités des médias publics et à améliorer leurs conditions de fonctionnement. Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Parmi les principales mesures envisagées figurent le déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT), la réhabilitation des plateaux et studios, le renouvellement des équipements techniques ainsi que le renforcement des moyens roulants.
Le ministre prévoit également de mettre l’accent sur la formation continue des journalistes et des techniciens, afin d’adapter les compétences aux nouvelles exigences du secteur. Mais au-delà des médias publics, une autre question se pose : qu’en est-il des médias privés ? Souvent confrontés eux aussi à des difficultés financières, au manque d’équipements, à la précarité de certains emplois et aux défis liés à la transformation numérique, ces acteurs jouent également un rôle important dans le paysage médiatique gabonais.
Alors que l’État affiche sa volonté de moderniser le secteur public, les professionnels du privé peuvent légitimement s’interroger sur les dispositifs d’accompagnement qui pourraient leur être consacrés.
À travers ces annonces, le gouvernement entend redonner aux médias publics les moyens de remplir pleinement leurs missions de service public, dans un paysage audiovisuel en pleine mutation. Reste donc à savoir si cette dynamique de modernisation pourra, à terme, bénéficier à l’ensemble de l’écosystème médiatique gabonais, public comme privé.


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