
Le Gabon renforce la protection de l’iboga, plante emblématique du patrimoine naturel et culturel national. Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret interdisant l’exportation de l’iboga et de l’ensemble de ses dérivés, sous quelque forme que ce soit.
Portée par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, cette nouvelle réglementation concerne aussi bien les personnes physiques que les personnes morales.
Toute personne qui tenterait de faire sortir du territoire cette ressource ou ses dérivés s’expose à des poursuites pénales.
À travers cette mesure, le gouvernement entend notamment répondre à la forte convoitise internationale dont fait l’objet l’iboga, en raison de ses molécules, dont l’ibogaïne, étudiée et utilisée dans certains contextes liés au traitement des addictions. L’objectif affiché est également de limiter la surexploitation de cette ressource végétale.
La décision revêt par ailleurs une dimension culturelle. L’iboga occupe une place centrale dans les rites du Bwiti et constitue un support important des savoirs et pratiques traditionnels transmis au fil des générations.
Cette interdiction s’inscrit ainsi dans la continuité des mesures prises par les autorités pour renforcer la protection de l’iboga, après sa classification, en avril dernier, comme patrimoine stratégique national.
Avec ce dispositif, le Gabon entend mieux préserver une ressource à la fois environnementale, culturelle et patrimoniale, tout en encadrant davantage son exploitation et sa circulation hors du territoire national.


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