
Les gendarmes de Kango ont mis fin à une activité agricole pour le moins inhabituelle à Ayeme-Bokoué. Dans ce village du département du Komo-Kango, une parcelle d’environ 300 m² abritait des plants de cannabis, dissimulés au milieu des bananiers et du tabac. L’intervention a permis d’interpeller un homme de 51 ans, soupçonné d’être à l’origine de cette culture. L’opération a été menée par la Brigade de gendarmerie de la circulation routière de Kango, qui a découvert la plantation avant de procéder à son démantèlement. Le suspect, déjà cité dans une précédente affaire de même nature, aurait reconnu avoir cultivé cette plante par le passé.
Au cours de son audition, l’homme aurait expliqué que les plants retrouvés étaient destinés à sa propre consommation. Une version qui n’exclut toutefois pas une activité commerciale : il aurait également reconnu avoir vendu du cannabis auparavant. La suite de la procédure devrait permettre de préciser les circonstances de cette nouvelle découverte.
Si cette intervention illustre la vigilance des forces de sécurité, elle pose aussi la question de la présence de cultures illicites dans les espaces ruraux. Loin des centres urbains, certaines parcelles peuvent offrir des conditions favorables à des activités clandestines, notamment lorsqu’elles sont intégrées à des exploitations agricoles ordinaires.
La lutte contre ce phénomène ne se limite donc pas à l’arrachage des plants. Elle suppose également de comprendre les motivations des cultivateurs, les éventuels débouchés de leur production et les moyens de prévenir la réapparition de ces cultures. À Ayeme-Bokoué, cette affaire rappelle ainsi que derrière chaque plantation démantelée se pose la question de l’efficacité durable de la prévention. Au terme des investigations, le suspect devrait être déféré devant les autorités judiciaires compétentes.


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