
Stéphane Zeng, directeur du Centre gabonais de l’innovation (CGI), dans une publication sur Facebook affirme que les fonds d’un emprunt du Fonds monétaire international (FMI) auraient servi à la construction d’une luxueuse propriété attribuée à l’ancien président Ali Bongo Ondimba au Maroc.Selon cette publication, la somme évoquée s’élève à 450 millions de FCFA. Un montant considérable, dont l’utilisation interroge alors que les besoins en infrastructures, en services sociaux et en développement économique demeurent importants au Gabon.
Au centre des accusations figure le domaine Dar Ain Zerafa, présenté comme une résidence privée de la famille présidentielle gabonaise dans la palmeraie de Marrakech. Stéphane Zeng affirme que cette propriété aurait été construite sur un terrain offert par le roi Mohammed VI, proche d’Ali Bongo.
Toujours selon cette source, la réalisation du domaine aurait nécessité plus de dix années de travaux et mobilisé des prestataires parmi les plus recherchés du royaume chérifien.
Au-delà de la polémique, cette déclaration interroge surtout sur ce qu’un tel montant aurait pu apporter au développement du Gabon. Dans un pays confronté aux difficultés d’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et aux infrastructures routières, 450 millions de FCFA représentent un potentiel considérable d’investissements publics.
Des écoles modernisées, des centres de santé équipés, des routes réhabilitées ou encore des projets d’accès à l’eau auraient pu bénéficier aux populations. Cette controverse remet ainsi au centre du débat la nécessité d’une gestion transparente des finances publiques et d’une utilisation des emprunts au service de l’intérêt général.


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