
Le Gabon entend franchir un nouveau cap dans son intégration commerciale africaine. Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre des perspectives inédites aux économies du continent, le gouvernement cherche à mieux positionner les entreprises nationales face à un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs.
L’enjeu ne se limite plus à participer aux échanges commerciaux africains. Il s’agit désormais de permettre aux opérateurs économiques gabonais, notamment les PME-PMI et les jeunes entrepreneurs, de tirer concrètement profit de cette dynamique.
C’est dans cette perspective que la ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes a échangé, le week-end écoulé, avec Adama Ekberg Coulibaly, Représentant résident de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Cette rencontre s’est tenue en marge de l’atelier technique consacré à la validation de la stratégie nationale révisée de mise en œuvre de la ZLECAf.
Pour le Gabon, cette stratégie doit servir de véritable feuille de route. Elle devra permettre d’identifier les secteurs prioritaires, de renforcer la compétitivité des entreprises et de faciliter l’accès aux marchés africains. Un défi majeur pour un tissu économique encore confronté aux difficultés de financement, de production et d’accès aux débouchés.
La CEA a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette démarche, notamment à travers le renforcement des capacités et l’appui au secteur privé. À terme, le pari est de faire de l’intégration commerciale un moteur de diversification économique, de création d’emplois et de valorisation des produits gabonais. La validation de cette stratégie constitue ainsi une étape déterminante : encore faut-il que les ambitions affichées se traduisent en résultats mesurables pour les entreprises nationales.


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