La situation au PK12 reste marquée par une vive tension. Malgré les opérations de déguerpissement orchestrées par Edgard Moukoumbi, Ministre des Travaux Publics,visant à assainir et libérer les emprises publiques, une résistance persistante s’organise sur le terrain. De nombreux commerçants, dont les installations ont été démantelées, refusent obstinément de quitter les lieux, multipliant les blocages face à l’autorité publique.Cette confrontation met en lumière les difficultés liées à la restructuration des espaces commerciaux informels dans la capitale.
Si les autorités mettent en avant la nécessité d’une réorganisation urbaine et d’une libération des axes routiers pour fluidifier la circulation, les occupants, eux, dénoncent une absence de mesures d’accompagnement ou de sites de relocalisation adéquats.Ce refus de partir souligne la précarité dans laquelle s’inscrivent ces activités commerciales. Le carrefour du PK12, véritable poumon économique pour de nombreux petits détaillants, est devenu le théâtre d’un dialogue rompu entre une volonté administrative de normalisation et la nécessité pour ces commerçants de maintenir leurs revenus quotidiens.
Le climat actuel pose un défi majeur aux services municipaux : comment concilier les impératifs de l’ordre public et de la modernisation urbaine avec les réalités sociales des populations concernées ? La persistance des commerçants sur le site laisse craindre une impasse prolongée, alors que la question du devenir de ces acteurs économiques demeure entière.


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