Face à la faillite technique et managériale de la SEEG, qui a plongé le Grand Libreville dans une crise hydrique sans précédent, le Président de la République a repris le dossier en main avec une fermeté salutaire. Ce 2 juillet 2026, au Palais des Sports, le Chef de l’État a acté des mesures radicales pour mettre fin au calvaire des ménages et stopper la spéculation effrénée des acteurs informels.
La stratégie présidentielle repose sur trois piliers opérationnels immédiats : -La réquisition des Forces de Défense :L’armée et les Sapeurs-Pompiers assurent désormais le contrôle opérationnel du ravitaillement, mettant leurs sources sécurisées à disposition des camions-citernes privés. -L’instauration d’une nouvelle mercuriale :Pour mettre fin aux tarifs prohibitifs, une grille tarifaire stricte est imposée, encadrant les prix de 300 FCFA à 3 000 FCFA maximum selon les volumes, contre des tarifs abusifs atteignant parfois 10 000 FCFA la cuve.-Un encadrement rigoureux : Les transporteurs doivent désormais se faire recenser, tandis que l’armée veillera au respect strict des prix et au maintien de la qualité de l’eau distribuée, avec le numéro vert 18 pour signaler tout abus.Au-delà de la réponse immédiate, ce dispositif ambitionne de transformer durablement le quotidien des populations. Sur le plan de la sécurité, il met fin aux dangereuses quêtes d’eau nocturnes auxquelles étaient exposés les citoyens. En matière de santé publique, la distribution d’une eau saine et contrôlée permet de prévenir les risques de maladies hydriques, tandis que sur le plan économique, le plafonnement des prix offre une bouffée d’oxygène immédiate au pouvoir d’achat des ménages.
Par ce pragmatisme, le Chef de l’État démontre sa volonté de privilégier le dialogue direct avec les acteurs de terrain, loin des lourdeurs bureaucratiques. Si ces mesures constituent une solution d’urgence sociale transitoire, elles permettent de renforcer la cohésion nationale et de formaliser un secteur jusqu’ici livré à l’anarchie. Comme le rappelle cette intervention, si des réformes structurelles restent attendues à long terme, l’urgence sociale imposait une action immédiate pour garantir un droit fondamental : l’accès de chaque Gabonais à l’eau potable.


Commentaires