La diplomatie gabonaise s’active. À quelques jours de la visite attendue à Libreville d’Albert Shingiro, médiateur de l’Union africaine (UA), la Commission nationale de suivi du différend frontalier a tenu, hier, une séance de travail décisive au palais de la Cour constitutionnelle. Sous la présidence de Dieudonné Aba’a Owono, les commissaires ont passé au crible le projet de protocole d’accord conjoint, pierre angulaire du processus visant à mettre en œuvre l’arrêt de la Cour internationale de justice du 19 mai 2025.Cette réunion stratégique s’inscrit dans une phase d’approfondissement après la transmission par Libreville de ses observations sur le texte initial.
Les discussions ont essentiellement porté sur l’examen des amendements formulés par la partie équato-guinéenne, acheminés par la Commission de l’UA. Au cours de cet examen technique, les membres de la commission ont identifié plusieurs ajustements rédactionnels et soulevé des interrogations sur certaines modifications dont la portée restait, jusqu’alors, floue.Dans une approche empreinte de constructivité, la Commission nationale a acté ces éléments tout en formulant des observations précises, exigeant les éclaircissements nécessaires pour garantir la solidité d’un futur consensus.
Cette rigueur témoigne de la volonté du Gabon de placer le dialogue et la transparence au cœur du règlement de ce différend, conformément aux principes de résolution pacifique des conflits.Par ce travail de précision, les autorités gabonaises réaffirment leur détermination à accompagner le processus de médiation avec bonne foi, dans le strict respect des intérêts du Gabon et de son voisin équato-guinéen. L’objectif reste constant : aboutir, par la voie de la coopération et de la fraternité, à une solution équilibrée et durable. Une issue qui, au-delà de la résolution de ce dossier, ambitionne de renforcer durablement l’intégration et la stabilité de la sous-région.


Commentaires