La Première session ordinaire de l’année 2026 de la 14e Législature de l’Assemblée nationale a officiellement fermé ses portes le Mardi 30 Juin, marquant une étape législative dense et significative. Au cours de cette période, l’institution a fait preuve d’une activité soutenue en procédant à l’examen et à l’adoption de 23 textes législatifs sur les 33 transmis par le Gouvernement. Ce bilan, qui témoigne de la volonté des députés d’exercer pleinement leurs prérogatives, souligne l’engagement de l’hémicycle à accompagner la refondation nationale à travers une production législative rigoureuse et attentive aux besoins du peuple gabonais.
Lors de son discours de clôture le 30 juin 2026, le Président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a tenu à clarifier la posture des élus face aux critiques. Il a affirmé avec force que rien ne saurait détourner les députés de leur mission constitutionnelle, réitérant leur détermination à user sans réserve de leur droit d’examen, d’amendement, et de renvoi des textes vers le Gouvernement lorsque l’intérêt général l’exige. Le Président a également insisté sur le respect scrupuleux des procédures, qu’il qualifie de « garde-fou de la démocratie », réfutant toute intention de freiner indûment l’examen des projets de loi.Une attention particulière a été portée à la qualité de la collaboration entre les pouvoirs. Michel Régis Onanga M. Ndiaye a ainsi exhorté le Gouvernement à limiter la prise d’ordonnances aux cas de strict caractère d’urgence, soulignant que de nombreux textes soumis aux commissions ne présentaient aucune urgence particulière. Il a mis en garde contre le risque que l’usage systématique des ordonnances n’occulte le débat parlementaire sur des sujets de société majeurs, réaffirmant que les élus de la 14e Législature refusent toute complaisance ou déviation par rapport à la mission qui leur a été confiée.
Le Président de l’Assemblée nationale a appelé ses pairs à une discipline accrue et à une assiduité exemplaire. Il a rappelé que le mandat d’élu est une charge honorifique exigeant une présence constante aux travaux parlementaires, l’hémicycle n’étant nullement une option mais un devoir envers les citoyens. En clôturant cette session, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a ainsi tracé une ligne directrice claire pour la suite des travaux, placée sous le signe de la responsabilité, du dialogue institutionnel et de la primauté de l’intérêt général sur toute autre considération.


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