La multiplication anarchique des deux-roues dans nos centres urbains est devenue une source majeure de préoccupations sécuritaires. Face à l’augmentation alarmante des accidents de la route impliquant des motocyclistes, Elisabeth Ngoua Mbina, Présidente de l’ONG Graceland, a récemment lancé un appel pressant en faveur d’une régulation stricte du secteur. Pour l’actrice de la société civile, cet essor, bien que révélateur d’une dynamique économique de survie, ne saurait occulter l’impératif absolu de la préservation des vies humaines sur nos artères.Cette interpellation souligne un paradoxe urbain où la fluidité des déplacements des uns devient une menace pour la sécurité de tous.
Selon la Présidente de l’ONG Graceland, l’absence d’un cadre normatif contraignant favorise des comportements à risque qui alourdissent quotidiennement le bilan des urgences hospitalières. En mettant la sécurité des usagers au rang des priorités nationales, l’ONG exhorte les pouvoirs publics à sortir de l’inaction pour structurer, encadrer et sanctionner les infractions qui, trop souvent, restent impunies.L’enjeu, loin d’être uniquement logistique, est éminemment sociétal. Une ville moderne ne peut se bâtir sur le sacrifice quotidien de ses citoyens dans des drames évitables par le simple respect des règles de conduite et une politique d’immatriculation rigoureuse. Par ce plaidoyer, l’ONG Graceland rappelle que la responsabilité de l’État est engagée dès lors que l’espace public devient un terrain de péril. Il est désormais urgent de passer de la sensibilisation à des mesures fortes, capables d’imposer une discipline collective sur la voie publique.
L’appel d’Elisabeth Ngoua Mbina résonne comme une ultime mise en garde avant que l’hécatombe ne devienne irréversible. Au-delà des discours, c’est une refonte des conditions d’exercice de cette activité qui est réclamée, afin que la moto ne soit plus un synonyme d’insécurité. Pour l’ONG, le salut des usagers passe par cette prise de responsabilité citoyenne et étatique. Une prière pour la protection des vies, certes, mais surtout une exigence de gouvernance pour que la route cesse d’être, chaque jour, le théâtre de trop nombreuses tragédies.


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