Le succès fulgurant de la digitalisation du permis de conduire au Gabon ne fait plus de doute, mais il soulève désormais une question de transparence budgétaire : où vont réellement les recettes collectées ? Avec des milliers d’enrôlements enregistrés en un temps record au stade d’Angondjé et ailleurs, les montants en jeu, qui se chiffrent déjà en dizaines de millions de FCFA, attirent l’attention des observateurs. Pour couper court aux spéculations, le circuit financier de cette réforme vient d’être précisé, révélant un mécanisme de répartition structuré.Loin d’alimenter un compte opaque, les fonds seraient «centralisés sur le compte du Centre des permis de conduire, domicilié au Trésor public.
C’est à partir de ce pivot financier que s’opère la ventilation des recettes selon une clé de répartition prédéfinie», explique une source proche du dossier. Cette dernière ajoute qu’une « part substantielle est ainsi allouée à l’opérateur technique, garant de la conception et du déploiement de la solution numérique. Ce partenariat public-privé assure la pérennité du système et le support technologique indispensable à la fiabilité des nouveaux titres sécurisés.L’État gabonais, en tant qu’autorité de régulation, capte également sa part de cette manne». Ces revenus, autrefois volatils ou non captés par le fisc, réintègrent désormais les caisses publiques pour soutenir l’effort de développement national. Parallèlement, une ligne budgétaire est spécifiquement fléchée vers le Centre national des examens du permis de conduire. Cette dotation vise à moderniser les centres d’examen et à améliorer les conditions de passage des épreuves, bouclant ainsi la boucle d’un système qui s’autofinance par sa propre modernisation.Gabon – permis digitalisé: où va l’importante manne financière générée par le processus?Le succès fulgurant de la digitalisation du permis de conduire au Gabon ne fait plus de doute, mais il soulève désormais une question de transparence budgétaire : où vont réellement les recettes collectées ?


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