Le ministère des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, vient de franchir une étape majeure dans la modernisation des services publics gabonais. À travers une campagne de communication offensive, le gouvernement a dévoilé les modalités pratiques de la conversion vers le permis de conduire digitalisé. Cette réforme, attendue de longue date, vise à sécuriser le titre de transport, à réduire les risques de falsification et à fluidifier les contrôles routiers grâce à un support technologique de nouvelle génération.L’opération se déploie dans un premier temps sur le Grand Libreville avec six centres d’enrôlement stratégiques, allant du Palais des Sports de Petit Paris à l’École Nationale de Police d’Owendo, en passant par la Préfecture de Ntoum.
Cette phase 1 illustre la volonté de l’exécutif de tester le dispositif dans la zone de plus forte densité automobile avant une extension nationale. La procédure se veut pragmatique : une liste précise de pièces à fournir (pièce d’identité, photos, ancien permis) et une tarification segmentée allant de 10 000 FCFA pour le permis B à 20 000 FCFA pour les catégories professionnelles (A, C, D, E, F).L’innovation ne s’arrête pas au support. Pour garantir la transparence et l’efficacité financière, le paiement s’effectue uniquement via Mobile Money, éliminant ainsi les manipulations de numéraire dans les centres et les risques de circuits informels. Le ministère s’engage également sur un délai de délivrance record : 7 jours maximum.
Ce respect du timing est un indicateur de performance clé pour l’administration de transition, qui cherche à prouver que le service public gabonais peut être à la fois moderne, rapide et fiable.Pour les nationaux comme pour les expatriés, ce nouveau permis digitalisé est bien plus qu’une simple carte : c’est le symbole d’un Gabon qui s’arrime aux standards internationaux de gestion des données. En simplifiant l’enrôlement et en digitalisant le titre, le pays renforce sa sécurité routière et sa base de données logistique. À l’heure de la Ve République, la « route numérique » semble désormais aussi prioritaire que le bitume pour désenclaver et moderniser le quotidien des citoyens.


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