Réputé pour sa plume fine au sujet des problématiques cruciales en rapport avec le développement du Gabon, c’est dans une analyse pertinente et saluée par plusieurs experts que l’honorable Scarlett Pindji a analysé la teneur des explications du Haut Représentant Personnel du Président de la République ,Jean Pierre Oyiba.Une tribune structurée et pleine de réalisme qui confirme l’expertise du député Pindji s’agissant des questions extrêmement sensibles liées à l’avenir du Gabon. En intégralité, l’analyse profonde et percutante publiée par l’Honorable Scarlett PINDJI sur ses réseaux sociaux : Le passage d’un projet de société à un programme de gouvernance implique la transformation d’une vision politique en actions concrètes pour le pays. Ce qui nécessairement requiert la structuration des objectifs dans un cadre formel.Après le plébiscite du Président de la République, SE Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, ce cadre formel de gouvernance a été mis en place sous la forme d’un outil de gouvernance « matrice RACI ».
C’est à l’aide de celui-ci, que le Président OLIGUI NGUÉMA clarifie les rôles et les responsabilités de ses collaborateurs dans l’évolution de son projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau » vers son programme de gouvernance dénommé « Plan National de Croissance et de Développement (PNCD 2026-2030) ». C’est à ce propos que le Haut Représentant Personnel du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Monsieur Jean-Pierre OYIBA a accordé ce 11 mars 2026 une interview au quotidien L’UNION aux allures de bréviaire de la communication politique.
• QUE RETENIR DE CETTE PRISE DE PAROLE DE JEAN-PIERRE OYIBA ?
-​ L’aspiration profonde des populations au renouveau politique Engluées dans la précarité, la gabegie et le totalitarisme, les populations gabonaises avaient soif de démocratie et d’amélioration de leurs conditions de vie. Cette interview du Haut Représentant Personnel du Président de la République nous rappelle que c’est grâce aux événements du 30 août 2023 que le totalitarisme a fait place à la Démocratie au Gabon. Et, les Gabonais peuvent enfin participer à l’édification d’un « nouveau Gabon digne d’envie » proposé par Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA.
-​ L’exécution du programme de gouvernance
Le 23 juillet 2025, le gouvernement a adopté le PNCD, la nouvelle boussole des politiques publiques au Gabon. À la faveur de cette interview du Haut Représentant Personnel du Chef de l’État, nous notons que la fidélité du Président de la République à son engagement politique repose sur sa volonté de transparence, de la responsabilité et la participation citoyenne : « Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA continue à aligner son action présidentielle sur ses promesses politiques, en adaptant son projet aux réalités; tout en maintenant sa vision directrice et la confiance du peuple Gabonais ». -​ L’opinion publique Étant donné que cette opinion publique sur le Président OLIGUI NGUEMA est très nuancée, car oscillant entre un soutien massif à la figure du Président de la République et une impatience croissante face aux défis socio-économiques, Jean-Pierre OYIBA a la faiblesse de nous confier que « L’opinion publique est un composé de folies, de sagesse, de sentiments faux, de sentiments justes, d’obstination et de paragraphes dans les journaux. ». Toutefois, ajoute t-il, le Président de la République incarne toujours près de 95% d’avis favorables à son image de « Libérateur ». Et, au gré des décisions et actions en cours, il est en train de se construire une stature de « Bâtisseur » du pays. -​ La place de l’UDB dans l’exécution du PNCD Répondant aux questions du journaliste du quotidien L’UNION sur le parti politique « L’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) », Jean-Pierre OYIBA a clarifié que l’UDB est un acteur central de la gouvernance démocratique du Gabon, agissant comme intermédiaire essentiel entre les citoyens et l’État. Il a vocation à structurer le débat public, élaborer des programmes, afin d’aider à un exercice du pouvoir démocratique et à la défense et la promotion de l’actif présidentiel.Ainsi, poursuit le Haut Représentant, par ailleurs Directeur de Cabinet Politique du Président Fondateur des Bâtisseurs, « dans les recentes communications de l’UDB, nous nous employons à légitimer l’action présidentielle, consolider son autorité et mobiliser l’opinion en faveur du Chef de l’État ». Pour ce faire, la communication de l’UDB s’assure principalement de la légitimation et la mise en scène des réalisations du pouvoir en place pour conforter son autorité ; contrôler le récit narratif dans le but de persuader les populations de l’efficacité des politiques menées par le Chef de l’État.
-​ La souveraineté économique En parlant de souveraineté économique, Jean-Pierre OYIBA nous confie que « l’enjeu pour les gouvernants est de passer d’une économie de rente, dépendante de l’extérieur, à une économie de transformation pilotée par des intérêts nationaux ». Cela peut se traduire aujourd’hui par le rachat d’Assala Energy via la Gabon Oil Company (GOC). Ce rachat est un acte fort du Président de la République. Il vise la souveraineté économique du Gabon à travers la maîtrise de la chaîne de production et des revenus pétroliers. Mais aussi dans le secteur agricole avec le lancement des programmes de zones agricoles à forte productivité (ZAP), pour ne citer que ceux-là . -​ La coopération stratégique GABON – FMI Le Gabon et le FMI relancent leur coopération. À ce sujet, Jean-Pierre OYIBA a assuré l’opinion nationale et internationale que, « cette coopération est nécessaire pour restaurer la confiance des investisseurs et stabiliser les finances publiques ». Motivée par le Gouvernement Gabonais qui affiche une volonté de transparence et de rigueur budgétaire, nous apprenons que « une mission du FMI datée du 25 février au 6 mars 2026 a évalué les finances gabonaises axée sur la transparence budgétaire et les réformes structurelles pour soutenir la croissance et réduire la vie chère ».Dans un contexte de tensions budgétaires, pour établir un diagnostic commun et un nouveau programme, « afin de débloquer des financements internationaux, le Gabon doit poursuivre le regain de la confiance des investisseurs, améliorer davantage sa gouvernance financière, lutter encore plus fermement contre la corruption et diversifier notre économie hors-pétrole » – Jean-Pierre OYIBA.
– La confiance de la population
Dans son mot de fin devant les journalistes du quotidien L’UNION, le Haut Représentant Personnel du Président de la République se veut rassurant vis-à -vis des Gabonaises et des Gabonais, et en appelle au maintien de leur confiance dans les politiques publiques du Chef de l’État.Cette confiance repose sur la transparence, le respect des engagements, la proximité, une meilleure écoute, et aussi la valorisation des initiatives par l’UDB. En somme, « c’est tout le sens que le Président OLIGUI NGUEMA donne à la démocratie, qui selon lui n’est plus seulement un régime de conquête de la confiance, elle devient un régime de gestion de la défiance par la probité, la proximité et la performance de tout dépositaire du pouvoir public » – Jean-Pierre OYIBA.
• COMPRENDRE LA RHÉTORIQUE DE JEAN-PIERRE OYIBA
En politique, il est fréquent que les discussions deviennent des champs de bataille : accusations, défenses partisanes, slogans. Pourtant, lorsque nous lisons cet entretien accordé par Jean-Pierre OYIBA sur l’action du Président de la République Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA, nous découvrons autre chose : un discours calme et rassurant, qui montre une compréhension des réalités gabonaises, une maîtrise structurée du projet de société présidentiel et de son implémentation dans le contexte gabonais. Ainsi, à travers les questions abordées, il en ressort donc expressément un savant maillage par Jean-Pierre OYIBA des trois (03) piliers de la rhétorique selon Aristote. D’abord, le Logos de Jean-Pierre OYIBA dans cette interview réside dans sa capacité à établir les faits, le lien raisonnable entre le contexte historique qui a motivé l’arrivée au pouvoir du Président OLIGUI NGUEMA et l’avènement de son projet de société. Jean-Pierre Oyiba rappelle que le projet politique ne peut être compris qu’à partir de la situation dans laquelle se trouvait le pays. Il affirme ainsi : « Le Gabon vivait à cette époque une situation de malaise généralisé en raison des frustrations mettant à mal la cohésion sociale. »Cette phrase montre une lecture claire de la situation nationale. Si le projet de société est présenté comme une promesse électorale, le programme de gouvernance représente une réponse à la crise sociale et politique du pays.Aussi, pourrions-nous déceler l’usage du Logos dans sa capacité à stratégiquement évaluer et distinguer les actions de souveraineté, notamment sur la question du rachat d’Assala.
Jean-Pierre Oyiba explique la morale souverainiste derrière cette décision : « Nous ne devons plus être spectateurs du pétrole issu de notre sol et sous-sol. ».Cette phrase révèle un raisonnement politique et économique précis : reprendre davantage de contrôle sur les ressources nationales afin de créer localement de la richesse et augmenter les revenus du pays. Ici Jean-Pierre OYIBA fait preuve d’une capacité rare qui consiste à juger une décision publique à partir de ses objectifs stratégiques. Ensuite, l’ Éthos qui apparaît avec l’honnêteté affichée par Jean-Pierre OYIBA dans sa maîtrise de l’architecture du projet de société, en nous rappelant aisément l’encrage de ces six piliers pour une vie meilleure des populations : l’eau et l’électricité, l’entrepreneuriat des jeunes, les infrastructures, le capital humain et la justice sociale, l’économie durable et la gouvernance. Il résume cette idée en se montrant digne et confiant avec une formule simple mais forte : « Ce projet demeure le bréviaire de toute sa démarche à la tête de l’État. » ici, le programme de gouvernance est l’inviolable feuille de route du Chef de l’État.De même, quand ce très haut cadre du dispositif présidentiel affirme que « dans un pays en développement, comme le Gabon, certaines décisions produisent des effets rapides, tandis que d’autres nécessitent des années », il fait preuve d’une rare honnêteté politique.
Plus loin, il rappelle même cette réalité avec une autre vérité : « Les investissements structurants sont censés s’inscrire dans la durée. ». Cette observation dépeint l’autorité de l’orateur et montre sa souscription à cette vision du Président OLIGUI NGUEMA qui distingue le court terme du long terme. Les urgences sociales doivent être traitées immédiatement, mais les grands projets – industrialisation, transformation des matières premières, diversification économique – demandent du temps. Ici, le Haut Représentant Personnel du Chef de l’État engage l’autorité de ses fonctions dans le rappel de la vision stratégique du président, sur le long terme : réduire la dépendance au pétrole et renforcer les secteurs productifs d’ici 2032. Enfin, le #Pathos. Pilier de la réthorique aristotélicienne le plus sensible de la communication politique, Jean-Pierre OYIBA l’emploie et le déploie allègrement dans sa fidélité à la vérité en dépit des difficultés, en faisant une piqûre de rappel d’où nous venons, pour créer un lien mémorial et émotionnel entre le passé douloureux et la promesse d’un avenir idéal en cours de construction. Dans cet échange, il ne nie pas les problèmes. Au contraire, il les nomme. Par exemple, sur la question de l’électricité, il reconnaît clairement les délestages qui frappent Libreville. Mais il ajoute immédiatement une analyse : « Cela prouve le retard accumulé depuis des années dans la mise à niveau des équipements. »Ici, Le discours ne se limite pas à constater un problème ; il en explique les causes structurelles. Autrement dit, il distingue le symptôme du système. Tout bien considéré, ce qui ressort de cet entretien n’est pas seulement un beau discours de soutien politique.
C’est plutôt une tentative d’explication méthodique sur la réalisation d’un projet de société confronté aux réalités de notre pays : ses infrastructures vieillissantes, ses contraintes budgétaires, ses attentes sociales et ses ambitions économiques.D’ailleurs, la conclusion Jean Pierre OYIBA résume bien cette vision : « Le Gabon est un pays qui ne cherche qu’à être construit. »Dans cette phrase simple se cache une idée essentielle : gouverner aujourd’hui ne consiste pas seulement à gérer le présent, mais à bâtir les bases d’un futur durable.C’est précisément là que la politique rejoint la pédagogie. Car, la compréhension d’un projet ne se mesure pas à la capacité de le répéter, mais à l’ingéniosité de l’expliquer, de l’analyser et d’en évaluer la trajectoire. Et c’est exactement ce que cet entretien a pu faire.Le Président de la République a besoin d’avoir autour lui des pédagogues,des facilitateurs de la compréhension de sa vision pour le peuple. Et, Jean-Pierre OYIBA est ce type de pédagogue dont la communication accessible participe de la compréhension continue de l’action présidentielle et le maintien de la confiance de la population dans la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA.


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