Derrière les discours sur l’émergence d’une cité moderne et attractive, la commune d’Akanda s’enfonce dans une crise de gestion qui ne dit plus son nom. Sous la direction du maire Michel Léandre Delbrah Ndassy, celle qui devait être la « vitrine » du Gabon semble aujourd’hui abandonnée à son sort. Entre l’absence criante de politiques de curage des caniveaux et l’avancée inexorable des hautes herbes qui dévorent les espaces publics à l’instar des voies de circulation, l’inaction de la municipalité est devenue le principal sujet de récrimination des administrés.
Ce qui était autrefois une promesse de confort résidentiel ressemble de plus en plus à un vaste chantier à l’arrêt, où l’insalubrité gagne du terrain chaque jour.L’inertie administrative se traduit par un spectacle de désolation quotidien : des réseaux d’évacuation bouchés dès la première pluie et une absence totale de régulation face aux constructions anarchiques qui s’étendent jusque dans les zones protégées. La mairie d’Akanda semble avoir démissionné de sa mission régalienne d’aménagement du territoire. Les budgets alloués à la salubrité urbaine interrogent, tant les résultats sur le terrain sont invisibles. Ce déficit d’entretien ne dégrade pas seulement l’image de la ville ; il expose les populations à des risques sanitaires accrus, tout en favorisant l’insécurité dans des quartiers désormais plongés dans une brousse urbaine incontrôlée.Face à cette paralysie, le contraste est saisissant avec le dynamisme affiché par les communes voisines.
Pour les habitants, le temps de la complaisance est révolu : les citoyens ne se contentent plus de promesses de projets d’envergure alors que leur quotidien est rythmé par les odeurs de décharges sauvages et l’enclavement de leurs rues. La question de l’efficacité de la gouvernance locale est désormais au cœur du débat. Sans un sursaut immédiat et une gestion rigoureuse des services techniques, Akanda risque de devenir le symbole d’une ambition urbaine étouffée par l’absence de vision et de leadership municipal.


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