Après des mois d’incertitude, la fumée blanche s’est enfin échappée du siège de la Ligue Nationale de Football Professionnel (LINAFP). Sous la houlette de son président, Brice Mbika Ndjambou, le Conseil d’Administration d’avant-saison a scellé, le mardi 3 mars 2026, les contours d’un exercice 2025-2026 qui se veut ambitieux. Le National Foot 1 se disputera dans une fourchette allant de 12 à 16 clubs, tandis que la deuxième division oscillera entre 8 et 12 formations. Ce cadrage, bien que souple, témoigne de la volonté de la Ligue de stabiliser un calendrier souvent malmené, tout en garantissant un niveau de compétitivité décent pour l’élite du football local.
L’innovation majeure de cette session réside cependant dans une refonte audacieuse du règlement technique. En portant de trois à cinq le nombre minimum de joueurs cadets et juniors par effectif, la LINAFP impose aux clubs une cure de jouvence forcée, visant à dynamiser la formation nationale. Parallèlement, le Conseil a acté une ouverture sans précédent vers l’international : désormais, chaque club pourra aligner jusqu’à huit joueurs étrangers lors d’une même rencontre. Ce virage libéral, s’il promet de relever le spectacle sur les pelouses, ne manquera pas de susciter des débats sur l’équilibre entre l’importation de talents et l’éclosion des pépites locales.
L’annonce la plus attendue reste sans doute celle du chronogramme : le championnat démarrera officiellement ce samedi 7 mars 2026. Pour les clubs, c’est une course contre la montre qui s’engage pour finaliser les effectifs et satisfaire aux nouvelles exigences administratives. Dans un contexte où le football gabonais cherche un second souffle, cette reprise imminente sonne comme un test de crédibilité pour Brice Mbika Ndjambou. Entre le désir de professionnalisation et les réalités logistiques du terrain, la LINAFP joue gros sur cette saison de la relance.


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