À Mindoubé 1, dans le 5e arrondissement de Libreville, l’heure n’est plus aux étals de fortune exposés aux intempéries. Le paysage urbain vient de s’enrichir d’une infrastructure dont la silhouette moderne tranche avec la précarité passée. Ce nouveau marché municipal, désormais sorti de terre, se présente comme une réponse structurelle à l’informel galopant qui caractérisait jusqu’ici ce secteur névralgique de la capitale. Pour l’exécutif, ce chantier n’est pas qu’une simple opération d’urbanisme, mais un levier de formalisation pour des centaines de micro-entrepreneurs locaux.Conçu pour offrir un cadre fonctionnel et sécurisé, l’équipement mise sur une attractivité renouvelée pour s’imposer comme un centre d’échanges majeur.
En séparant nettement les zones de chalandise et en intégrant des normes d’hygiène rigoureuses, le marché de Mindoubé 1 vise à améliorer les conditions d’exercice des Activités Génératrices de Revenus (AGR). Cette modernisation est perçue comme un signal fort envoyé aux commerçants de quartier : la croissance économique nationale doit aussi se traduire par une amélioration tangible de leur environnement de travail quotidien.Cette dynamique s’inscrit en droite ligne de la stratégie de développement communautaire portée par le palais du Bord de mer. En plaçant les infrastructures de base au cœur de l’action publique, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend réduire les fractures sociales au sein des quartiers populaires de Libreville.
Le marché devient ainsi un instrument de cohésion, où la réorganisation de l’espace marchand sert de socle à une meilleure insertion économique des populations riveraines, souvent restées en marge des grands flux financiers de la cité.Toutefois, le succès à long terme de Mindoubé 1 dépendra de la gestion municipale et de l’accessibilité des places pour les petits vendeurs. Si l’infrastructure impressionne par sa modernité, le défi sera de maintenir un équilibre entre la rentabilité de l’ouvrage et sa vocation sociale. Pour Libreville, ce marché fait office de test : celui de sa capacité à transformer ses zones de vie en pôles de développement structurés, capables de soutenir durablement la résilience des ménages gabonais face aux chocs économiques.


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