L’Assemblée nationale, sous l’impulsion de son président Régis Onanga Ndiaye, s’est saisie du dossier brûlant de la crise scolaire. Mais cette démarche de médiation constructive fait l’objet d’une tentative de déstabilisation via les réseaux sociaux.Le Palais Léon Mba est-il devenu l’épicentre d’une guerre de communication ? Alors que le secteur éducatif gabonais traverse une zone de turbulences marquée par des débrayages récurrents, le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, a choisi la voie de l’apaisement en recevant en audience les représentants des syndicats du secteur.
Une rencontre jugée « salvatrice » par de nombreux observateurs, mais qui s’est rapidement retrouvée au cœur d’une polémique numérique orchestrée.Une note vocale anonyme, massivement relayée dans des groupes WhatsApp, accuse le président de l’institution de souffler sur les braises. Selon ce document sonore à l’origine douteuse, le PAN aurait encouragé les enseignants à durcir leur mouvement de grève, allant jusqu’à nier les efforts et les avancées concrètes réalisés par le gouvernement pour moderniser le système éducatif. Une allégation que l’entourage de l’institution balaie d’un revers de main, dénonçant une manipulation grossière visant à fragiliser la cohésion entre les pouvoirs législatif et exécutif.Sur le fond, la réalité des échanges semble aux antipodes de ces rumeurs. Entouré de figures syndicales bien connues comme Marcel Libama et Ondo Edzo, Régis Onanga Ndiaye a tenu un langage de vérité et de responsabilité. Si les parlementaires ont reconnu la légitimité des revendications portées par le corps enseignant, ils ont surtout exhorté leurs interlocuteurs à placer l’intérêt supérieur de l’école gabonaise au-dessus de toute autre considération.
L’appel à un « comportement patriotique » a été le fil conducteur de cette audience, l’Assemblée nationale rappelant son rôle de facilitateur et non de trublion.Cette énième tentative de dénigrement via les réseaux sociaux illustre la difficulté de mener un dialogue social serein dans un environnement pollué par les infox. En s’invitant dans la crise de l’éducation, le bureau de l’Assemblée nationale n’a fait qu’exercer sa mission de représentation et d’écoute. Loin d’encourager la paralysie, cette démarche parlementaire visait précisément à jeter les bases d’un compromis durable, prouvant que, face aux lobbies de la déstabilisation, la transparence et le dialogue direct restent les meilleures armes du pouvoir.


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