Le Palais du Bord de Mer a réaffirmé, ce mercredi 4 février 2026, son exigence de résultats lors d’une audience cruciale accordée au Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault. Ce dernier est venu soumettre au Chef de l’État les feuilles de route des « 100 jours » imposées à l’ensemble de l’appareil ministériel. Ce nouveau cadre d’action, véritable boussole opérationnelle, puise sa substance dans le projet de société « Bâtissons des édifices nouveaux » et le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).
Pour l’exécutif, l’objectif est de rompre avec l’inertie bureaucratique en instaurant une culture de la performance fondée sur des indicateurs chiffrés et des objectifs à court terme.Cette stratégie de pilotage par les résultats témoigne d’une volonté de mise en cohérence de l’action publique. En alignant le Plan d’Action Gouvernementale sur les priorités du PNCD, le pouvoir cherche à créer un effet de levier sur les chantiers prioritaires : infrastructures, emploi des jeunes et diversification économique. Ces feuilles de route ne sont pas de simples déclarations d’intention, mais des contrats de performance liant chaque ministre à l’obligation de délivrer des avancées mesurables. Pour les citoyens gabonais, cette méthode est le gage d’une administration plus réactive, capable de transformer les grandes orientations stratégiques en réalités quotidiennes.Sur le front social, la présentation de ces feuilles de route intervient dans un climat de dialogue sous haute surveillance.
Le gouvernement, par la voix d’Hermann Immongault, se félicite des « avancées concrètes » obtenues dans les secteurs stratégiques, au premier rang desquels l’Éducation nationale. Malgré les tensions budgétaires, l’exécutif mise sur un dialogue de responsabilité pour désamorcer les conflits latents. La méthode des 100 jours intègre d’ailleurs des mesures d’urgence sociale visant à répondre aux besoins immédiats des populations tout en posant les jalons de réformes structurelles plus profondes.En fixant ce cap, Brice Clotaire Oligui Nguema impose un rythme soutenu à son équipe gouvernementale. L’enjeu est double : restaurer la confiance des Gabonais dans l’action publique et asseoir la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds internationaux. Alors que les défis économiques restent immenses, la réussite de ces « 100 jours » sera le premier grand test de l’année 2026 pour un gouvernement sommé de prouver qu’il peut bâtir des « édifices nouveaux » sur des bases solides et transparentes.


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