Dans un contexte de réformes sanitaires et sociales accrues, le Samu Social Gabonais a récemment ouvert ses portes au grand public. Cette initiative, portée par le Dr Wenceslas Yaba, Coordonnateur général de la structure, visait à lever le voile sur un dispositif souvent méconnu dans sa globalité. Entre démonstrations techniques et échanges directs, l’objectif était clair : démontrer que l’assistance aux populations les plus vulnérables repose sur une expertise de pointe et une logistique rodée, loin des simples clichés de l’assistance humanitaire de base.

L’un des moments forts de cet événement a été la mise en avant du plateau technique de l’institution. Des ambulances médicalisées aux unités de soins intensifs mobiles, en passant par les équipements de scanner et d’ophtalmologie, le Samu Social a affiché ses ambitions. « Nous avons les moyens techniques, le matériel et la technique », a martelé le Dr Yaba, tout en soulignant que l’offre de soins reste entièrement gratuite. Cette gratuité, pilier central du modèle gabonais, est présentée comme le rempart indispensable contre l’exclusion sanitaire dans un pays où l’accès aux soins de qualité demeure un défi pour les bourses les plus modestes.Les visiteurs, venus nombreux, ont pu constater la diversité des services proposés, de la prise en charge médicale d’urgence à l’accompagnement social de longue durée.
Pour beaucoup, cette immersion a permis de dissiper certains préjugés. Le public a découvert une structure pluridisciplinaire où médecins, psychologues et travailleurs sociaux collaborent pour maintenir en vie et réinsérer ceux que la précarité a marginalisés. Cette transparence semble avoir porté ses fruits, renforçant la légitimité de l’institution auprès des citoyens qui appellent désormais à une extension de ces services sur l’ensemble du territoire.Au-delà de l’aspect médical, ces journées portes ouvertes ont agi comme un plaidoyer pour la solidarité nationale. En montrant l’efficacité de son modèle, le Samu Social Gabonais envoie un message fort aux autorités et aux partenaires internationaux : l’investissement dans le social est non seulement nécessaire, mais il produit des résultats tangibles. Alors que le Gabon poursuit sa mue institutionnelle, la pérennisation et le renforcement de tels dispositifs apparaissent comme des indicateurs clés de la volonté politique de placer l’humain au cÅ“ur du développement de la nation.


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