Le microcosme de l’activisme gabonais en France traverse une zone de turbulences sans précédent. Longtemps perçus comme le porte-voix d’une certaine contestation, les figures de proue de la diaspora parisienne se livrent désormais à une guerre fratricide par écrans interposés. Entre accusations de trahison et déballages financiers, le vernis de l’engagement citoyen craque, laissant apparaître les rouages d’un système où l’indignation semble parfois indexée sur le financement occulte. Ce « crêpage de chignon » numérique marque sans doute le début d’une désillusion profonde pour une partie de l’opinion gabonaise.
Les masques sont tombés lors de récents échanges virulents sur les réseaux sociaux. Des personnalités influentes telles que Jonas Moulenda, la Princesse de Souba ou encore Le Phénix s’opposent désormais frontalement. Le point de rupture ? Les révélations troublantes de Jonas Moulenda impliquant des figures politiques de premier plan, de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze à l’opposant Albert Ondo Ossa. Ces sorties ont agi comme un détonateur, brisant l’omerta sur les réelles motivations de certains leaders d’opinion dont le combat, jusque-là présenté comme sacré, s’apparente de plus en plus à un marché de dupes.Le spectacle offert lors des derniers « lives » TikTok illustre la fragilité de cette cohésion de façade. Accusé par ses anciens alliés d’avoir rompu le pacte de non-agression, Jonas Moulenda n’a pas hésité à pointer du doigt la dépendance financière de certains activistes vis-à-vis des écuries politiques de Libreville.
Ce déballage public lève le voile sur une réalité cynique : derrière les slogans démocratiques se cachent souvent des négociations de couloirs et des « gagne-pains » menacés. La confusion qui règne aujourd’hui dans leur camp prouve que le système de la désinformation rémunérée finit toujours par se heurter au mur de la réalité.Le mensonge prend l’ascenseur, mais la vérité prend l’escalier ; elle finit toujours par arriver. La confusion qui règne aujourd’hui dans leurs rangs est le signe d’une fin de cycle. Le Gabon de demain se construira avec des patriotes sincères, et non avec des marchands de vent dont la loyauté s’arrête là où commence le prochain virement bancaire.


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