Le bitume noir qui s’étire désormais à perte de vue entre Omboué et Port-Gentil n’est pas qu’une simple prouesse technique ; c’est un symbole politique fort. En moins de deux ans, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réussi là où d’autres ont patiné pendant près d’une décennie. Les cinq derniers kilomètres de cet axe névralgique, autrefois un véritable calvaire pour les usagers, sont désormais achevés. Pour la capitale économique, longtemps isolée du reste du pays par voie terrestre, cette jonction marque la fin d’une insularité de fait et le début d’une nouvelle ère pour les flux logistiques nationaux.L’impact de ce chantier dépasse largement le simple confort des automobilistes.
En reliant enfin la ville pétrolière au réseau routier national, l’exécutif gabonais débloque un verrou économique majeur. Cette route est le vecteur par excellence de la transformation du pays : elle permet non seulement de réduire les coûts de transport des marchandises, mais aussi de dynamiser les échanges entre l’Ogooué-Maritime et le reste du territoire. Pour le Palais du Bord de Mer, la rapidité d’exécution de ce tronçon est devenue le baromètre de l’efficacité du régime, contrastant avec la lenteur des chantiers passés.Au-delà de la logistique, cette infrastructure redonne vie à des institutions clés de la région, à l’instar du Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Tchengué. Situé le long de cet axe, cet établissement de pointe, spécialisé dans le bâtiment, l’agro-industrie et les métiers techniques, voit son accessibilité radicalement améliorée. Pour les étudiants et le personnel qui vivaient un isolement difficile, cette route est une bouffée d’oxygène. Elle garantit que l’expertise formée à Tchengué puisse désormais circuler librement et répondre aux besoins des chantiers navals et pétroliers de la zone.
Ce désenclavement réussi s’inscrit dans une stratégie globale de souveraineté économique par le « dur ». En investissant massivement dans les infrastructures routières, Brice Clotaire Oligui Nguema entend prouver que le développement du Gabon passe par une maîtrise physique de son territoire. Alors que Port-Gentil se prépare à une relance de ses activités industrielles, la route Omboué-Port-Gentil s’impose comme l’artère vitale de cette ambition. Pour les populations, ce n’est plus seulement une promesse de campagne, mais une réalité palpable qui transforme leur quotidien et redessine l’avenir économique du pays.


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