Dans un contexte régional souvent marqué par l’incertitude, le Gabon vient de s’illustrer de manière spectaculaire sur la scène financière internationale. Selon le classement 2025 de Henley & Partners, Libreville se hisse désormais à la première place des pays les moins risqués pour les investisseurs au sein de la zone CEMAC. Ce positionnement, qui place le pays au 15e rang continental, marque une rupture nette avec les hésitations du passé et confirme le retour en grâce de l’économie gabonaise auprès des bailleurs de fonds et des multinationales en quête de sécurité.
Cette consécration n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une stratégie de « récrédibilisation » de l’État impulsée au sommet de l’exécutif. En misant sur une stabilité institutionnelle retrouvée et une gouvernance plus lisible, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a envoyé des signaux clairs aux marchés mondiaux. La rigueur budgétaire, couplée à une volonté de sécuriser le climat des affaires par des réformes structurelles, permet aujourd’hui au pays d’offrir un environnement politique apaisé et, surtout, prévisible pour les capitaux étrangers.Le Gabon se démarque désormais par une orientation assumée vers la transformation locale et la création de valeur. Au-delà des secteurs extractifs traditionnels, c’est tout l’écosystème économique qui est en mutation pour attirer des partenariats de long terme. En se positionnant comme le pôle de stabilité de l’Afrique centrale, le pays ne cherche plus seulement à attirer des flux financiers volatils, mais à bâtir une souveraineté économique fondée sur la confiance et la transparence, des piliers essentiels pour garantir le plein emploi et le développement national.
Ce classement international vient conforter l’ambition de Libreville de redevenir le moteur de la croissance régionale. En apparaissant comme la destination la plus sûre de la CEMAC, le Gabon s’offre un levier d’attractivité majeur dans la compétition féroce pour les investissements directs étrangers (IDE). Pour les autorités gabonaises, ce n’est cependant qu’une étape : le défi consiste désormais à maintenir ce leadership en approfondissant les réformes pour faire du pays une terre d’opportunités incontournable au cœur du continent.


Commentaires