Fidèle à sa réputation d’homme de dialogue, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a personnellement pris en main le dossier brûlant de l’enseignement supérieur. En recevant les syndicats SNEC-UOB, SNEC-USTM et le Collectif Intelligence au Palais de la Rénovation, le Chef de l’État a choisi la voie de l’écoute directe pour répondre à la menace de grève. Cette rencontre marque la volonté du pouvoir de substituer l’affrontement par une concertation franche et transparente, plaçant l’intérêt supérieur de la Nation au cœur des débats.
Le Chef de l’État n’a pas éludé les difficultés, reconnaissant explicitement la légitimité des revendications portées par les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs (ATOS). En plaçant la discussion sous le signe de la franchise, il a instauré un climat de confiance mutuelle, essentiel pour stabiliser un secteur souvent sujet aux tensions. Pour le Président, l’amélioration des conditions de vie des universitaires n’est pas une simple concession, mais un impératif pour garantir la paix sociale et la dignité des cadres de demain.L’innovation majeure de cette audience réside dans la solution structurelle proposée : la création immédiate d’une Commission tripartite. En réunissant les syndicats, le ministère de l’Enseignement supérieur et celui du Budget, Brice Clotaire Oligui Nguema impose une méthode de travail rigoureuse. Cette instance a pour mission de transformer les doléances en solutions réalistes et budgétairement soutenables, sortant ainsi d’une gestion de crise au coup par coup pour entrer dans une planification responsable et durable des arriérés et des carrières.
Cette initiative présidentielle est perçue comme un tournant décisif vers une gouvernance inclusive. En obtenant l’engagement des syndicats à rendre compte à leurs bases pour une suspension des préavis de grève, le Président réaffirme son rôle de garant de la continuité du service public. Par cette approche, il transforme une situation de crispation en une opportunité de réforme profonde, prouvant que le dialogue social reste le levier le plus puissant pour la transformation structurelle et la stabilité du Gabon.


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