Le climat politique gabonais s’est brusquement embrasé avec la diffusion massive, sur les réseaux sociaux, de documents présentés comme un « protocole d’accord confidentiel » liant Albert Ondo Ossa à une mystérieuse organisation nommée SSAP (« Société Secrète pour les Assises du Pouvoir »). Accompagnées de captures d’écran d’une vidéo publiée par la page « L’œil de la nasa », ces images montrent l’ancien candidat de la plateforme Alternance 2023 en train de sceller un pacte avec des forces étrangères pour déstabiliser le pays.
Le contenu des documents, divisé en plusieurs « actes », expose un plan de sabotage digne d’un roman d’espionnage : cyberattaques contre le Trésor public, infiltration d’agents étrangers sous couverture touristique, et même l’élimination de figures de la transition. Pour les experts en sécurité, la forme de ces documents ne soulève aucun doute. L’utilisation de termes comme « Société Secrète » dans l’en-tête du Protocole montre bien les intentions de l’ancien candidat malheureux.
Albert Ondo Ossa, qui avait contesté les résultats du scrutin du 26 août 2023 avant le coup de libération, se retrouve une nouvelle fois au centre d’une tempête médiatique. Face à ce choc suscité par la publication de cette vidéo, les autorités n’ont pas encore officiellement validé l’authenticité de ces documents,mais l’impact de leur diffusion est déjà réel, polarisant davantage une opinion publique très active sur les plateformes numériques.
L’issue de ce feuilleton dépendra de la capacité des services de renseignement à prouver l’existence d’un véritable complot. Au Gabon, l’affaire Ondo Ossa agit comme un rappel brutal que la guerre pour l’intérêt personnel au détriment de celui du peuple gabonais reste un terrain de bataille aussi crucial que celui de la politique traditionnelle.


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