L’image est forte et soigneusement mise en scène. Sur le perron du Palais de la République, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont accueilli, dans une ferveur communicative, les Lions de la Teranga, fraîchement couronnés champions d’Afrique. Pour l’exécutif sénégalais, cette réception dépasse le simple protocole sportif ; elle marque la première grande communion populaire du nouveau duo de l’exécutif avec la jeunesse du pays.
En s’affichant aux côtés des héros de tout un peuple, le « tandem de la rupture » s’approprie les valeurs de résilience et d’excellence incarnées par la bande à Sadio Mané.Au-delà de l’euphorie des célébrations, cette rencontre symbolise la continuité de l’État dans le soutien au sport roi. En recevant les champions avec les plus hautes distinctions, Diomaye Faye confirme que le football reste, au Sénégal, un levier de diplomatie d’influence majeur. Pour Ousmane Sonko, dont la popularité auprès des jeunes est l’un des piliers de son action politique, cette proximité avec les Lions permet de cristalliser l’unité nationale autour d’un projet de réussite commune, loin des clivages partisans qui ont marqué la période électorale.
La présence conjointe des deux têtes de l’exécutif envoie également un message de cohésion institutionnelle. En partageant l’affiche lors de cet événement planétaire, le Président et son Premier ministre réaffirment leur complémentarité. Pour les observateurs de la scène politique dakaroise, cette séquence est une aubaine : elle permet d’associer le nouveau régime à une dynamique de victoire, transformant le succès des Lions en un symbole de « Sénégal qui gagne » sous l’ère du projet souverainiste porté par le PASTEF.Cependant, après les lampions de la fête, les défis structurels du sport sénégalais attendent le nouveau gouvernement. Si l’accueil a été grandiose, les attentes en matière d’infrastructures de proximité et de formation locale restent immenses.
Le défi pour le duo Diomaye-Sonko sera de transformer cette euphorie passagère en une politique sportive durable, capable de maintenir le Sénégal au sommet du football continental tout en professionnalisant davantage les championnats locaux. Le sacre des Lions n’est pas une fin, mais le point de départ d’une nouvelle ambition nationale.


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