Le ministre d’État chargé des Transports a reçu le Haut Représentant de la République française, Fabrice Mauriès. Au menu de cet échange dense : la modernisation du Transgabonais, la qualité des services d’Air France et le renforcement de la sécurité maritime.La diplomatie des infrastructures tourne à plein régime à Libreville. Pour sa première rencontre officielle après sa reconduction au gouvernement, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a choisi d’aborder de front les dossiers névralgiques de la coopération franco-gabonaise.

Si le diplomate français, Fabrice Mauriès, a tenu à saluer la stabilité à la tête de ce département ministériel stratégique, l’entretien a rapidement glissé vers les enjeux techniques et financiers qui lient les deux capitales, notamment dans le secteur ferroviaire.Le dossier du Transgabonais a figuré en bonne place des discussions. Il s’agissait de faire le point sur l’opérationnalisation des conventions de réhabilitation du rail, signées lors de la visite d’Emmanuel Macron à Libreville. Ce chantier d’envergure, porté par la Setrag et soutenu par des partenaires de poids comme l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, demeure le poumon économique du pays pour l’évacuation du manganèse et du bois. L’enjeu est clair : transformer les engagements politiques en avancées concrètes sur le terrain pour fluidifier le trafic.Toutefois, le ministre d’État n’a pas manqué de porter la voix des usagers gabonais sur un dossier plus sensible : la desserte aérienne assurée par Air France.
Sur l’axe Libreville-Paris, le gouvernement gabonais affiche désormais son exigence. État des appareils jugé parfois vétuste, qualité des services en cabine et niveau des tarifs pratiqués ont été pointés du doigt. Face à ces préoccupations, la partie française a reconnu la nécessité d’une concertation accrue pour améliorer durablement une offre aérienne qui peine parfois à satisfaire les standards attendus par une clientèle gabonaise de plus en plus exigeante.Enfin, l’actualité sécuritaire s’est invitée à la table des discussions. Suite aux récents incidents enregistrés dans les eaux territoriales, la lutte contre la piraterie maritime est devenue une priorité absolue pour sécuriser les flux commerciaux du Golfe de Guinée. La France, partenaire historique sur les questions de défense, a réaffirmé sa disponibilité pour accompagner la montée en puissance des capacités de surveillance et d’intervention gabonaises. Entre pragmatisme économique et souveraineté maritime, cet échange marque la volonté de Libreville de maintenir une relation de haut niveau avec Paris, tout en exigeant une efficacité accrue sur les services essentiels.


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