La menace pour la santé publique se niche parfois dans les rayons les plus familiers. Lors de ses opérations de contrôle, l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) met sans cesse en évidence la présence de produits congelés totalement impropres à la consommation dans plusieurs commerces de proximité. Cette découverte soulève une vive inquiétude sur l’empoisonnement silencieux des populations par des aliments dont la qualité n’est plus garantie.
Un constat alarmant dans les congélateurs :
L’intervention des inspecteurs de l’AGASA conduit toujours au retrait immédiat du marché de plusieurs lots de produits présentant des risques sanitaires majeurs ou encore la fermeture provisoire ou définitive des commerces. Les manquements constatés sont multiples et illustrent une négligence grave de la part de certains opérateurs : – Ruptures sévères de la chaîne du froid rendant les produits dangereux pour la santé. – Altération visible des denrées, témoignant d’un état de décomposition avancée. -Absence totale de traçabilité, empêchant de vérifier l’origine et la date de péremption des marchandises.Face à ces dérives, l’agence rappelle fermement que le respect des règles d’hygiène et de conservation n’est pas une option, mais une obligation légale pour tout opérateur économique.
Le silence pesant des organisations de consommateurs:
Si l’action de l’AGASA permet de prévenir des risques immédiats, un constat amer s’impose : l’absence de réaction vigoureuse de la part des organismes de défense des droits des consommateurs. Malgré la gravité des faits et le danger d’une « population empoisonnée à petit feu », aucune plainte officielle n’a encore été portée par ces structures. Ce mutisme interroge sur la capacité de la société civile à se mobiliser contre l’insécurité alimentaire qui frappe les populations les plus vulnérables.Ces contrôles renforcés visent avant tout à protéger les citoyens contre les maladies d’origine alimentaire. L’AGASA réitère son engagement à poursuivre ses inspections de manière rigoureuse afin que la sécurité sanitaire des aliments devienne une réalité tangible pour chaque foyer gabonais.« Le danger ne prévient pas, il se cache parfois dans un congélateur de quartier. »


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