Après deux jours de négociations intensives, le gouvernement et les partenaires sociaux ont franchi une étape décisive ce lundi 12 janvier. La signature d’un arrêté interministériel ouvre la voie à un traitement de fond des revendications des enseignants, sous l’Å“il attentif de la Primature.Le spectre d’une année blanche s’éloigne-t-il enfin des salles de classe gabonaises ?

Ce lundi 12 janvier 2026, une lueur d’espoir est apparue au sortir des travaux de la phase préparatoire des négociations entre le gouvernement et les syndicats de l’Éducation nationale. Dans une démarche de concertation élargie, plusieurs poids lourds de l’exécutif ont scellé un accord de méthode pour éteindre le feu de la contestation.
Un front gouvernemental uni:
La solennité de l’acte posé ce lundi traduit l’urgence du dossier. Autour de la table, la ministre de la Fonction publique, Laurence Mengue me Nzoghe, et le ministre délégué au Budget, Marc Abeghe — représentant le ministre de l’Économie et des Finances Thierry Minko — ont paraphé l’arrêté portant création d’une commission interministérielle de haut niveau.L’objectif affiché est clair : sortir du traitement partiel pour embrasser une résolution globale. Cette instance aura pour mission d’examiner « en profondeur » les situations administratives (intégrations, titularisations, reclassements) et financières (rappels de solde, indemnités) qui minent le quotidien des personnels de l’Instruction civique depuis trop longtemps.
Le dialogue comme soupape de sécurité:
Pendant quarante-huit heures, les commissions techniques ont planché sur des recommandations concrètes. Selon des sources proches du dossier, les échanges ont été « francs mais constructifs », les représentants des enseignants ayant pu mettre sur la table leurs griefs prioritaires.Le gouvernement, fidèle à sa ligne de « visibilité opérationnelle », a promis que les conclusions de ces travaux ne resteraient pas lettre morte. Pour preuve, la commission interministérielle ne perd pas une seconde : elle se réunira dès demain, mardi 13 janvier 2026, sous la supervision directe du Vice-Président du Gouvernement. « Nous ne sommes plus dans la gestion de crise, mais dans la construction d’un système éducatif résilient », confie un conseiller ministériel.
Pour le pouvoir, l’enjeu est double. Il s’agit de garantir la paix sociale dans un secteur ultra-sensible, mais aussi de prouver que l’administration peut être réactive. En faisant de l’éducation un « pilier de la Nation », le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la barre haut. Les enseignants attendent désormais que les paraphes au bas des arrêtés se traduisent par des chiffres concrets sur leurs bulletins de solde.La journée de demain sera donc cruciale pour confirmer si ce dialogue de sourds qui durait depuis plusieurs semaines a définitivement laissé place à une dynamique de sortie de crise.


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