À quatre jours de l’investiture du nouveau président de la République de Guinée, prévue le 17 janvier 2026, l’ombre du dirigeant gabonais plane sur le stade Général Lansana Conté. Un déplacement non confirmé pour l’instant mais qui viendrait sceller une fraternité d’armes et de destin entre Libreville et Conakry.Le compte à rebours est lancé. À Conakry, les préparatifs de la cérémonie d’investiture du président élu battent leur plein. Partout dans la capitale guinéenne, l’affiche officielle barre les murs : « J-5 ».
Le samedi 17 janvier 2026, le stade Général Lansana Conté sera le théâtre d’un passage de témoin historique auquel le « peuple souverain de Guinée » est convié en masse.Des retrouvailles attendues: Parmi les hôtes de marque pressentis, le nom de Brice Clotaire Oligui Nguema circule avec insistance dans les couloirs de la diplomatie régionale. Pour le président gabonais, ce voyage en terre guinéenne ne serait pas une simple visite de courtoisie républicaine. Il s’agirait de retrouvailles entre « frères d’armes », quelques mois après que le dirigeant gabonais ait chaleureusement accueilli son homologue à Libreville.
Ce lien particulier, forgé dans le sillage des recompositions politiques majeures en Afrique centrale et de l’Ouest, donne à cette possible présence une résonance toute particulière. En se rendant à Conakry, le locataire du palais de la Rénovation viendrait confirmer la solidité de l’axe Libreville-Conakry, fondé sur une vision commune de la souveraineté et de la refondation des États.Un symbole de stabilité: L’investiture, placée sous les bannières de projets structurants tels que « Simandou 2040 », marque l’entrée de la Guinée dans un nouveau cycle constitutionnel. Pour Oligui Nguema, qui a fait de la diplomatie de bon voisinage un pilier de son action, soutenir ce processus de normalisation est essentiel.La cérémonie de samedi s’annonce comme une démonstration de force et d’unité pour la Guinée.
Si le président gabonais venait à prendre place dans la tribune d’honneur, son geste serait interprété comme un soutien de poids à la stabilité retrouvée d’un pays frère.Conakry en effervescence:Dans la capitale guinéenne, le dispositif de sécurité et l’organisation protocolaire sont déjà au diapason de l’événement. Entre les délégations internationales et la ferveur populaire attendue au stade, l’enjeu est de taille : montrer au monde une Guinée réconciliée avec ses institutions.Alors que le décompte affiche désormais 5 jours, tous les regards sont tournés vers l’aéroport de Conakry-Gbessia, où le tapis rouge pourrait bientôt se dérouler pour accueillir le chef de l’État gabonais, témoin privilégié de ce nouveau chapitre de l’histoire guinéenne.


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