Depuis l’annonce de son éviction de la tête des Panthères, le technicien gabonais est la cible de rumeurs insistantes l’accusant de malversations financières et de restrictions de mouvement. Après vérification, ces allégations s’avèrent infondées.Dans l’atmosphère électrique qui suit généralement les remaniements au sein de la sélection nationale de football du Gabon, le cas Thierry Mouyouma enflamme la toile. Depuis quelques heures, une série d’informations — relayées notamment par le journaliste français Romain Molina et divers relais numériques — dresse le portrait d’un sélectionneur déchu aux prises avec la justice. Pourtant, à Libreville, les faits racontent une tout autre histoire.
Ni IST, ni poursuites judiciaires:
La rumeur la plus tenace concernait une supposée Interdiction de Sortir du Territoire (IST) qui aurait été frappée contre l’ancien coach. Selon nos informations recueillies auprès de sources sécuritaires et aéroportuaires, aucun acte administratif ou judiciaire de cette nature n’a été émis à l’encontre de Thierry Mouyouma. Le technicien circule librement et conserve l’intégralité de ses droits de mouvement.Le mirage des 300 millions:Le second volet de la polémique porte sur un présumé détournement de fonds. Thierry Mouyouma était accusé, par « médias interposés », d’avoir orchestré une malversation à hauteur de 300 millions de FCFA via une structure dénommée Gasma.Or, aucune preuve tangible ni enquête officielle de la Direction Générale des Recherches (DGR) ou du B2 ne vient étayer ces soupçons de rétro-commissions ou de surfacturations liées à cette entité. Dans l’entourage du coach, on dénonce une « entreprise de démolition médiatique » menée par des « mercenaires de la plume » visant à salir le bilan sportif de l’homme.
À qui prpfite donc cette manipulation de l’information ?
Une désinformation fortement relayée par plusieurs médias sans avoir pris la peine de vérifier la réalité des faits.Un climat de transition tendu:Cette vague d’infox intervient dans un contexte de transition délicat pour le football gabonais. Si le départ de Mouyouma de son poste de sélectionneur est acté, le mélange des genres entre résultats techniques et probité morale semble être devenu une arme de déstabilisation classique dans les coulisses de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot).Pour l’heure, Thierry Mouyouma reste un citoyen libre, loin du scénario judiciaire que certains tentent de dessiner prématurément.


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