Initié en février 2025, le chantier du centre de santé de Kinguélé entre dans une phase décisive. Ce projet, porté au plus haut niveau de l’État, vise à corriger les déséquilibres de l’offre de soins au sein de la capitale gabonaise.Dans les dédales de Kinguélé, l’un des quartiers les plus denses et populaires de Libreville, le béton monte. Un an après le lancement des travaux, le futur centre de santé de la zone commence à imposer sa silhouette. Ce projet n’est pas qu’une simple structure de proximité ; il est le marqueur d’une stratégie de « reconquête sociale » voulue par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
La santé au plus près du bitume:
L’objectif affiché par le Palais du Bord de Mer est pragmatique : désengorger les grandes structures hospitalières de la capitale, comme le CHUL, en offrant des soins de premier recours de qualité au cœur même des zones résidentielles. Pour les populations de Kinguélé et des quartiers environnants, l’accès aux services essentiels a longtemps été un parcours du combattant, entre coûts de transport et engorgements des centres de référence.En impulsant ces travaux, l’exécutif gabonais mise sur une politique de proximité immédiate. Selon les équipes techniques sur place, le chantier, lancé en février 2025, affiche une cadence « à grands pas », avec pour ambition une livraison rapide afin de répondre à une demande sociale de plus en plus pressante.
Un test pour la politique sociale:
Au-delà de la pierre, ce centre de santé est un symbole politique. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, il s’agit de démontrer que l’amélioration des conditions de vie ne se limite pas aux grands axes routiers, mais pénètre les quartiers les plus précaires. Cette approche de « santé pour tous » vise à : -Réduire les inégalités territoriales en matière d’infrastructures. -Renforcer la prise en charge médicale de base (maternité, vaccinations, soins d’urgence). – Stabiliser le climat social par des réalisations concrètes et visibles.
Un maillage urbain à densifier:
Le défi pour le ministère de la Santé sera désormais d’assurer, dès l’ouverture, la dotation en personnels qualifiés et en équipements biomédicaux de pointe. Car si le bâtiment avance, la pérennité du modèle repose sur la qualité du service rendu.À Libreville, Kinguélé fait figure de laboratoire. En cas de succès, ce modèle de centre de santé intégré pourrait être dupliqué dans d’autres zones sous-dotées du pays, confirmant la volonté des autorités de transformer l’accès aux soins en un levier de développement humain durable.


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