Longtemps relégué aux marges de l’aménagement urbain, le quartier d’Akémi Ndjogoni, au cœur de Libreville, amorce un tournant décisif. Ce qui relevait hier encore de l’engagement politique est désormais visible sur le terrain. Annoncé avec force lors de sa marche vers le pouvoir par Brice Clotaire Oligui Nguema, le chantier de désenclavement est aujourd’hui en pleine exécution. Pour le palais du Bord de Mer, l’objectif est clair : matérialiser une méthode assumée où la parole doit, sans délai, céder la place à l’acte.Le réveil des « Mapanes »:Dans cette zone dense de la capitale, les engins de chantier ont définitivement remplacé l’immobilisme.
Une nouvelle voie structurante est en cours d’aménagement, reliant le Camp de Police au Carrefour Léon Mba, via Béssieux, la Station du Komo et Montagne Sainte. Cet axe stratégique n’est pas qu’une simple route ; il est pensé comme une soupape de sécurité pour fluidifier la circulation et reconnecter Akémi Ndjogoni au poumon économique de la ville.Sur le terrain, la mobilisation est palpable. Les équipes de la société Mika Service maintiennent une cadence soutenue. Pose de caniveaux pour l’assainissement, aménagement de trottoirs pour sécuriser les flux piétons, travaux de compactage et de remblaiement : les opérations techniques s’enchaînent, transformant progressivement le visage de ce quartier populaire. Pour les riverains, ces avancées ne sont pas de simples travaux publics, mais une réponse à une attente sociale qui s’était muée, au fil des décennies, en un profond sentiment de relégation.
L’ère de l’exécution:
À Akémi Ndjogoni, les habitants saluent une action « visible et utile », loin des grandes messes oratoires sans lendemain qui ont souvent caractérisé la gestion urbaine par le passé. Cette transformation traduit une volonté de rapprocher l’action publique des réalités du terrain, une stratégie de « reconquête » des cœurs par l’infrastructure.Ce chantier s’inscrit ainsi dans la philosophie de la Vᵉ République voulue par le chef de l’État : une République de l’exécution. En ouvrant ces voies, le président gabonais ne se contente pas de bitumer des artères ; il tente de réintégrer des pans entiers de la population dans la dynamique de modernisation de la capitale. Pour Libreville, l’heure n’est plus aux plans sur la comète, mais à la mesure concrète du progrès.


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