C’est une prise de contact qui ressemble à une revue des troupes. Ce 6 janvier, dans les salons feutrés du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy a réuni son premier cercle. Cabinet, directeurs de l’administration centrale, patrons des structures sous tutelle et représentants syndicaux : personne ne manquait à l’appel pour ce qui s’apparente au coup d’envoi d’une nouvelle ère pour la souveraineté alimentaire du pays.Un plébiscite interne:L’accueil a été marqué par une solennité teintée d’optimisme. Tour à tour, le Directeur de cabinet et la Secrétaire Générale Adjointe, Micheline Schummer Gnandji, ont salué une nomination qu’ils jugent être le fruit d’un parcours rigoureux et d’une expérience éprouvée.
Pour le staff administratif, ce changement de main à la tête du département est l’occasion de renouveler un engagement institutionnel : celui d’accompagner sans faille la politique agricole définie par le palais du Bord de Mer.Schummer Gnandji a d’ailleurs insisté sur l’opportunité de cette rencontre, y voyant une volonté manifeste du nouveau ministre d’instaurer un climat de dialogue et de collaboration. Un préalable jugé « indispensable » pour huiler les rouages d’une administration centrale et déconcentrée parfois accusée de lourdeurs.La « méthode Kossy » : Rigueur et céléritéMais que ceux qui s’attendaient à une simple cérémonie de courtoisie se détrompent. En réponse aux louanges, Pacôme Kossy a immédiatement imprimé son style : celui d’un pragmatisme exigeant.
Le ministre a prôné la rigueur et l’efficacité comme boussoles de son action, rappelant au passage une règle de base parfois malmenée : l’assiduité. Chaque agent, à son poste, devra désormais justifier de sa présence et de son apport à l’édifice commun.Pour marquer cette accélération du calendrier, le nouveau patron de l’Agriculture a fixé un premier ultimatum. Les responsables de l’administration et des structures sous tutelle ont jusqu’à vendredi prochain pour lui remettre une fiche succincte présentant leurs services respectifs. Une manière pour Pacôme Kossy de prendre le pouls de sa machine administrative et d’identifier, sans tarder, les leviers et les blocages.


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